Yeux: ils en disent  long !

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L’iridologie est une science empirique qui remonte à la nuit des temps. Les plus anciennes images d’iris datent d’environ 3.000 ans. « Tels sont les yeux, tel est le corps », dira ensuite Hippocrate, père de la médecine. Aujourd’hui, le bilan iridologique consiste à évaluer notre vitalité et les causes de nos prédispositions à certaines maladies en examinant les yeux, plus spécifiquement l’iris. Utilisée en médecine traditionnelle chinoise, elle s’est modernisée en Europe occidentale dans les années 1850, grâce à Ignatz von Peczely, un médecin hongrois homéopathe. Tout jeune, lors d’une promenade, il aurait découvert dans son jardin une chouette blessée à la patte. Il remarqua, après l’avoir soignée, qu’une ligne qui traversait son iris avait disparu. Il lui aurait alors cassé l’autre patte et une ligne semblable apparut dans l’iris de son deuxième œil. Après avoir soigné la chouette une seconde fois, le jeune Ignatz vit disparaître cette ligne-là aussi. Au fil du temps, grâce notamment aux progrès des microscopes, l’observation de l’iris a pu s’affiner.

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À son tour, le chiropraticien américain Bernard Jensen a accompli un travail colossal en examinant des milliers d’iris à travers le monde et en consignant le résultat de ses études, ainsi qu’une topographie irienne, dans un ouvrage qui sera édité en 1982. « L’iris est un muscle concentrique qui fonctionne comme le zoom d’un appareil photo, en fonction de l’intensité de la lumière. Composée de fibres qui peuvent être serrées ou lâches, la trame de l’iris peut ainsi révéler notre vitalité générale », nous explique Fatiha Aït-Saïd, présidente de l’Union des naturopathes de Belgique. « L’iridologie est en réalité l’un des outils dont dispose le naturopathe pour dresser le bilan de santé d’une personne, évaluer sa vitalité, mais aussi son terrain et détecter ses prédispositions éventuelles à telle ou telle maladie, avant même que celle-ci se déclare… parfois 20 ou 30 ans à l’avance ! » L’examen réalisé par le naturopathe peut ainsi compléter un examen médical classique, voire le précéder dans une démarche préventive. Le but recherché est d’obtenir des techniques personnalisées d’entretien de la santé, d’apprendre à gérer et optimiser celle-ci. Le bilan naturopathique se fait en trois étapes. D’abord, le naturopathe étudie la morphologie générale de la personne et sa gestuelle. Il palpe certains points de référence sur le corps. Ensuite vient l’analyse de la morphologie de détail, via l’iridologie ou la réflexologie plantaire, ou encore l’étude du pouls (chaque partie du corps étant le reflet du tout), qui sont autant d’outils dont dispose le naturopathe. Enfin, il soumet la personne à un questionnaire détaillé à propos de son mode de vie au quotidien (alimentation, activité physique et professionnelle, loisirs, traumatismes, maladies, accidents ou opérations subies, antécédents familiaux, gestion du stress, qualité du sommeil…).

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La carte topographique de l’œil

L’iridologue doit examiner les deux yeux pour plusieurs raisons : parce que certaines parties du corps ne peuvent être étudiées que dans l’un des deux yeux, parce que d’autres y sont inscrites "en miroir", par exemple la jambe droite apparaît dans l’iris droit et la jambe gauche dans l’iris gauche, et, enfin, il se peut aussi que certains éléments se croisent (apparition de signes dans l’iris gauche qui concernent l’hémisphère droit du corps). Si l’on peut également déceler l’interdépendance qui existe entre les organes et constater des zones surchargées, en revanche on ne peut détecter le fait qu’un membre ou un organe ait été amputé, ni de petites choses comme des calculs biliaires ou des caillots.

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« Ce qui est incroyable avec l’iridologie, s’enthousiasme Fathia Aït-Saïd, c’est que 10 % des signes les plus importants expliquent 90 % de l’état de santé d’une personne ! On ne trouve nulle part ailleurs un tel ratio ! » L’iris se décompose en différentes parties. Chacune d’elles va "parler" via son relief topographique : vacuoles (espaces), ogives, stries ou radii solarii sont autant d’éléments déterminants. Au centre, dans la pupille, on peut déjà apercevoir quantité de choses : par exemple des signes avant-coureurs de cataracte (parfois 20 à 30 ans avant qu’il soit nécessaire d’opérer) sur lesquels le naturopathe va agir en conseillant un drainage de la circulation et une résorption de l’acidité. Ou encore une dystonie neurovégétative, signe inquiétant (lié à notre mode de vie occidental) que notre sommeil n’est pas réparateur. Le cercle le plus proche de la pupille concerne le système digestif. Viennent ensuite la zone du système endocrinien puis celle des différents organes, dont le cœur. Le cercle suivant concerne le système circulatoire sanguin et lymphatique et, enfin, la partie la plus externe de l’iris nous parlera de l’état de notre peau. Plus précisément, tout en haut, on retrouve ce qui concerne la zone "tête et cou". On peut par exemple y déceler des signes avant-coureurs de sénilité ou d’Alzheimer ou des traces de dégénérescence du cerveau qui seraient liées à un abus d’anxiolytiques, de psychotropes, de somnifères ou d’antidépresseurs. « En cas de stress émotionnel, on va conseiller notamment de l’exercice physique, des fleurs de Bach ou un élixir de minéraux, observe Fatiha Aït-Saïd. En naturopathie, il n’est jamais trop tard pour agir. Ce n’est que dans l’urgence ou pour des pathologies graves que l’on devrait avoir recours à l’allopathie. »

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Plus d’infos auprès de l’Union des naturopathes de Belgique au 067-79.07.68 ou info@unb.be/

« Tels sont les yeux, tel est le corps », disait Hippocrate, père de la médecine, trois siècles av. J.-C.

Iris droit

Iris droit

Il s’agit d’un iris droit, dans lequel on aperçoit, dans la partie supérieure, une coloration très jaune. Cette zone est celle de la puissance mentale et de la parole. Elle peut parler des mâchoires, du nez, du front, des tempes et nous révéler un bégaiement ou une difficulté à parler en public. Quand le problème est traité (cela peut prendre six mois, un an ou plus), on s’aperçoit que la coloration s’atténue, voire disparaît. Après une détoxication de l’organisme, on peut se retrouver avec sa couleur d’yeux initiale.

Iris droit et gauche

Iris Droit et gauche

Très orangé dans sa partie supérieure, l’iris droit témoigne du fait que les migraines et maux de tête dont se plaint la personne sont liés à un problème de surcharges au niveau de la zone tête avec anxiété, insomnie et dépression. L’accumulation de déchets est plus marquée dans l’iris droit que dans l’iris gauche, ce qui peut se traduire par des maux de tête plus intenses d’un côté que de l’autre.

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Dans l’iris gauche, on décèle notamment une inflammation de l’estomac et une atonie de l’intestin souvent associée à une rétention de matières fécales (ce qui ne signifie pas nécessairement de la constipation).