Enquête: comment les francs-maçons recrutent

BELGAIMAGE
BELGAIMAGE

Notre témoin a 57 ans. Ce Bruxellois, amateur de livres et de débats d’idées, est devenu franc-maçon il y a dix ans. Il raconte, sous le couvert de l’anonymat, les premiers contacts, la réflexion qui a présidé à son engagement, et les garanties demandées. Sa vie s’est enrichie, mentionne-t-il sans une once d’hésitation. Il avait pourtant hésité au départ et s’est avancé à pas prudents…

Comment devient-on maçon ?

En ce qui me concerne, à titre personnel, j’ai été approché il y a douze ans par un proche, dans mon métier. Il m’a fait miroiter « une expérience qui pourrait t’intéresser ». J’étais très méfiant. J’ai été éduqué dans la religion catholique. J’ai fait mes études dans l’enseignement libre à Bruxelles et à l’UCL Je me suis petit à petit détaché de cet environnement catholique d’origine. J’ai répondu à mon collègue : « Écoute, je n’ai pas quitté une église pour rentrer dans une autre ». J’avais des craintes. Je suis un esprit très indépendant. Tout comme j’ai toujours refusé d’adhérer à un parti politique. J’ai alors rencontré des francs-maçons, que je connaissais parfois sans savoir leur engagement. Nous avons noué de très longs dialogues. Ce furent deux ans de réflexion avec des obédiences différentes. La maçonnerie n’est pas monolithique. On y apprend au plan symbolique « à polir sa pierre ». Mais les sensibilités et attentes vous guident vers une certaine obédience. Je ne voulais pas regretter un mauvais choix. Prenons le Grand Orient, qui est mon obédience : il est plus en prise avec les problèmes sociétaux. Le Droit humain est une obédience mixte et pratique une philosophie différente. La Grande Loge de Belgique est plus traditionaliste.

Ce passage s’opère-t-il aisément ? Selon quelles étapes ?

Ce n’est pas facile. Je redoutais même de rallier une secte ! Après tout, comme l’a dit Ernest Renan, « L’Église est une secte qui a réussi ». Plusieurs rencontres ont eu lieu. On m’a beaucoup questionné et l’on a évalué mes réponses. Elles portent sur votre adhésion à un certain nombre de valeurs, au premier rang desquelles l’attachement à la démocratie. Un adepte de la dictature n’aurait aucune chance. Cela s’explique par les origines historiques de la maçonnerie qui prône le dialogue. J’avais 45 ans. Moi aussi, je pouvais interroger et sonder mes interlocuteurs. Ce qu’il y a de bien avec la franc-maçonnerie, c’est qu’il est aussi très facile d’en sortir. Je peux en témoigner. Ce n’est pas aisé d’y entrer mais très simple d’en sortir pour ceux qui le veulent. Certains maçons se mettent en sommeil ou quittent leur Loge. J’ai obtenu le feu vert après deux ans. Avec, dernière étape, un questionnement fouillé avec les frères qui sont dissimulés à votre regard. Au fond, cela ressemble un peu à un entretien d’embauche multilatéral en entreprise.

Les francs-maçons sont-ils prosélytes ?

Non, au contraire, nous recevons beaucoup de candidatures spontanées. Dans mon atelier, je dirais que le rapport est de 50/50. Je suis moi-même approché par des candidats. Mais nous ne sommes pas prosélytes et nous ne sommes pas chers : ma cotisation me coûte 23€ par mois. Nous ne sommes pas sectaires : j’ai été très étonné d’apprendre qu’il existe une obédience où il est obligatoire d’être croyant pour y entrer, la Grande Loge Régulière de Belgique (GLRB), la seule reconnue par les instances maçonniques anglo-saxonnes, à cheval sur ses landmarks, et d’abord la croyance, quelle qu’elle soit. Personnellement, je suis agnostique. Cela écarte les préjugés ordinaires à notre sujet. Vers 1870, le Grand Orient de France, irrégulier, a décrété qu’il ne fallait plus nécessairement être croyant. Il s’est démarqué des Anglo-Saxons.

Avez-vous adopté tous les principes de la franc-maçonnerie ? Sa hiérarchie notamment ?

Hiérarchie n’est pas un bon mot. Nous partageons des grades initiatiques avec transmission du savoir, le tout inspiré des traditions médiévales. Nous sommes une des rares sociétés en Occident à encore le faire. Je ne vous apprends rien sur les trois grades : apprenti, compagnon, et enfin maître. Mais il n’y a pas entre nous de hiérarchie. Un proverbe dit que « nous sommes tous d’éternels apprentis ». On ne cesse jamais d’apprendre. Personne n’est supérieur à l’autre. On peut parler d’une école de l’égalité. On trouve de tout chez les francs-maçons, des aristocrates et des membres de la bourgeoisie comme ce fut le cas lors de la Révolution française.

Pourquoi ce choix, si souvent rencontré, de rester dans l’anonymat ?

Parce que ma profession me pousse à rester discret. Dans la cellule familiale, ma femme est bien entendu au courant. Mais je ne l’ai jamais clairement exposé à mes enfants. L’anti-maçonnisme est aussi ancien que la maçonnerie. Les pamphlets rappellent une certaine hostilité à notre encontre. En tout cas, depuis dix ans, je n’ai jamais regretté mon engagement. J’ai croisé des gens d’horizons très différents, politiques ou confessionnels.

À lire : L’histoire de la franc-maçonnerie française, par Pierre Chevallier, Fayard (1992).

De l’usine à l’Atelier maçonnique

Maçon, le journaliste, chroniqueur et écrivain Pierre Guelff témoigne.

Pierre Guelff (DR)
Pierre Guelff (DR)

« Quand, en 1982, un membre du Grand Orient me proposa d’entrer en franc-maçonnerie, à l’exception de lectures éparses et superficielles, je n’en avais qu’une vision tronquée : celle d’une mafia ou d’une secte ! Durant cinq ans, je me suis renseigné et documenté et j’ai été intimement convaincu que la franc-maçonnerie n’en était pas une. Trois décennies plus tard, j’en reste persuadé. Mon choix se porta sur une Loge mixte, indépendante et souveraine, travaillant au Rite Opératif de Salomon, et j’y fus initié en 1988. Je suis devenu Compagnon en 1993 (Bourgogne Persévérant) et Maître en 1997. Soit, neuf années pour accéder au troisième grade de la franc-maçonnerie bleue (Apprentis, Compagnons et Maîtres), la franc-maçonnerie rouge étant celle des hauts grades. Le Rite Opératif de Salomon (parfois devenu Rite Opératif Rectifié de Salomon, au fil du temps), a d’abord été expérimenté au Grand Orient de France dans les années 1960-70, avant d’essaimer dans l’Hexagone et d’autres pays. Neuf années : un temps assez similaire aux nombreuses années d’apprentissage chez les Compagnons du Devoir (Tour de France) où, par parenthèse, je fus fraternellement accueilli et conseillé à plusieurs reprises lors de ma formation comme ouvrier spécialisé, puis technicien et mon travail en usine ou sur chantiers (avant de bifurquer vers l’enseignement professionnel et le journalisme grâce à l’enseignement de promotion sociale). Mon choix s’est donc opéré, peut-être en partie inconsciemment, sur une franc-maçonnerie essentiellement opérative (par rapport à la spéculative dont on célèbre le 300e anniversaire) de par ma formation technique avec son côté assez méthodique, voire méthodologique, mais, surtout, pour son cousinage avec le Compagnonnage. Je reste convaincu que le Rite Opératif de Salomon est celui qui convenait le mieux à mes aspirations les plus profondes, celles rejoignant ce monde ouvrier et artisanal qui m’est si cher : Travailler dans la rigueur, la fraternité, transmettre… et partager cette Tradition séculaire du Compagnonnage, tant dans mon parcours professionnel que maçonnique. Mais, le principal, en définitive, est que chaque Sœur ou chaque Frère se sente au mieux dans son Obédience (Maçon(ne) libre dans une Loge libre), sachant que la franc-maçonnerie est universelle, non dogmatique, philosophie humaniste…, dont le but primordial est de construire un temple intérieur afin de réaliser le temple extérieur, celui d’une société vraiment fraternelle. Un but qu’il est de plus en plus urgent de réaliser, selon moi. »

Prochain livre en octobre 2017 : Rencontres fraternelles avec le Dalaï-Lama et Matthieu Ricard, Symboles francs-maçons et bouddhistes. (éd. Jourdan).

En Belgique, ils sont 27.000

À l’occasion des 300 ans de la franc-maçonnerie, Philippe Liénard se penche sur ses réalités belges, « dans les coulisses d’une pensée active ».

Philippe Liénard (DR)
Philippe Liénard (DR)

Maçon au plus haut niveau, auteur de plusieurs ouvrages très fouillés, partisan d’une franche ouverture, Philippe Liénard commémore les 300 ans de la franc-maçonnerie à sa façon : en sondant son versant belge. Léopold Ier, Frère-Orban, Charles Buls, Adolphe Sax, Félicien Rops, Victor Horta ou plus près de nous Jean Gol, André Cools, Henri Simonet, Willy de Clercq ou Guy Mathot furent tous francs-maçons. Même la musique de la Brabançonne fut écrite par un franc-maçon, François Van Campenhout. Quant à la plus ancienne loge de Belgique, l’Union, elle fut créée à Bruxelles en 1742. Les francs-maçons d’aujourd’hui sont francophones pour deux tiers au sein de 440 Loges, avec une moyenne d’âge de 60 ans.

La franc-maçonnerie fête ses 300 ans : mais laquelle exactement ?

On parle clairement de celle qui s’est organisée institutionnellement à Londres, dite moderne ou spéculative. Mais la date de 1717 donne lieu à quelques controverses car on n’en est pas totalement certain. Le mouvement s’est très vite amplifié. En 1730, la Grande Loge d’York et celle d’Irlande voient le jour, suivies en 1736 par la Grande Loge d’Écosse. En 1751, une seconde Grande Loge d’Angleterre voit le jour, qui entre en conflit avec la première. Les débuts n’ont pas été simples…

Pourquoi la Grande-Bretagne fut-elle le berceau de la franc-maçonnerie ?

Elle présentait une triple caractéristique : le pays a vu naître la Royal Society grâce à Robert Moray et Isaac Newton, avec une forte influence intellectuelle. Elle se voulait lieu de rassemblement via les constitutions d’Anderson de 1723 au-delà des querelles religieuses qui ont ensanglanté l’Europe. On adopta le modèle corporatiste, en s’inspirant de la maçonnerie opérative et des Lumières. La maçonnerie se projette alors comme une école de sagesse.

Certains objectent que la franc-maçonnerie date de bien avant…

Deux thèses s’opposent sur ce point. La maçonnerie s’est inspirée d’anciens mouvements de pensée, de légendes et on remonte dans les rituels à des origines très lointaines. La première fois que le mot franc-maçon apparaît, c’est en 1326. Et il s’appliquait à des maçons opératifs. Elle puise aussi ses racines dans l’histoire de l’humanité pour réaliser une synthèse féconde.

Elle n’est pas l’émanation du peuple, loin de là ! N’est-elle pas encouragée par le pouvoir ?

C’est très clair au début, mais pas par la suite. Les hommes – car les Loges étaient masculines – évoluaient dans les cercles proches du pouvoir. C’était des intellectuels, des aristocrates. Aujourd’hui, on parlerait de la jet-set car il était de bon ton d’en être. Ensuite, elle s’est démocratisée et elle inclut maintenant des gens de toutes origines, surtout venant des classes moyennes. Au fil du temps, elle devint moins élitiste. À partir du moment où la Belgique vit le jour, sa franc-maçonnerie relevait de la bourgeoisie. De la naissance du Grand Orient de Belgique en 1833 jusque vers 1890, elle se déchirait en interne sur le fait d’intervenir ou pas sur la scène politique. Certains s’y refusaient, préférant l’amélioration de soi et l’éthique ; d’autres trouvaient le régime catholique trop intolérant avec eux et réagissaient. Or, au départ, les maçons allaient à la messe et ne se disputaient pas avec l’institution catholique. Elle est devenue progressivement anticléricale. Cette radicalisation a modifié sa personnalité. La Belgique de l’époque savait la valeur de l’éducation à garder dans les mains des écoles catholiques. Les maçons se sont battus contre cette mainmise qui formatait la jeunesse et les esprits, dans les urnes et dans leurs discours. Ils ont fait du lobbying avant la lettre. Ils ne manifestaient pas en rue cependant, sauf une fois, pour l’enterrement de Théodore Verhaegen. Ils ont défilé dans la capitale. Et le lendemain, la presse titrait : Une orgie maçonnique dans les rues de Bruxelles.

Bizarrement, la franc-maçonnerie ne semble pas avoir secrété d’expression culturelle propre : pas de grand roman épique, de peinture, d’hymne. Pourquoi ?

La maçonnerie n’a pas vocation à créer une telle imagerie. Par contre, elle a développé un fort symbolisme dans tout un tas de décors, mais qui ne sont effectivement pas des œuvres d’art au sens propre. Elle reste un milieu ouvert à tous et fermé, initiatique. Mais on compte des maçons dans toutes les professions créatives, compositeurs, architectes, artistes, où l’on peut deviner une conviction maçonnique. De même, elle a étendu son influence au Palais puisque le précepteur du futur roi Albert Ier était franc-maçon, et que celui du prince Laurent, Rik Van Aarschot, également, avec l’accord du roi Baudouin.

Les francs-maçons belges peuvent-ils compter sur une sorte d’Internationale solidaire et active partout au monde ?

Oui et non. Oui, car il existe des structures associatives maçonniques internationales. Elles partagent des valeurs morales, de probité, de liberté. C’est ce que nous appelons le Cipsas (Centre de liaison et d’information des puissances maçonniques signataires de l’appel de Strasbourg). Non, car la maçonnerie mondiale est scindée en deux branches : la maçonnerie régulière reconnue par la Grande Loge Unie de Londres, que certains décrivent comme dogmatique, et la maçonnerie libérale. La maçonnerie belge abrite plusieurs tendances qui vont du déisme, avec la Grande Loge régulière de Belgique, et de l’autre côté, laïc, le Grand Orient de Belgique, sans oublier la Grande Loge de Belgique. En tout, on compte six obédiences au total, dont deux féminines. Et l’on comptabilise 27.000 francs-maçons.

300 ans se sont écoulés : au fil du temps, a-t-on abandonné quelques grands symboles ?

J’en vois deux. L’obligation de se référer à un grand architecte de l’Univers et ensuite l’obligation de souscrire au principe de l’immortalité de l’âme, d’où son appréciation négative par le monde religieux. Songeons aux bulles papales de Clément XII en 1738, qui ne furent jamais exécutoires ni en France ni en Belgique : elles excommuniaient les francs-maçons ! Le pape disait qu’ils n’étaient pas recommandables.

Comment la franc-maçonnerie va-t-elle évoluer dans un proche avenir ? Sera-t-elle plus accessible ?

Je suis à la fois rassuré et inquiet. On voit de plus en plus de francs-maçons libéraux en Belgique. En revanche, l’absentéisme augmente. La fréquentation diminue pour des tas de raisons liées à la vie moderne. Le niveau baisse également. Elle s’ouvre à tous, fort bien, mais encore faut-il remplir des critères de culture permettant de comprendre et féconder les idées maçonniques. Si on évolue mal, on finira par devenir un club ! Elle doit rester sélective dans son recrutement. Nous gagnerions sûrement avec davantage de transparence. Ouvrons les fenêtres !

Histoire de la franc-maçonnerie belge, par Philippe Liénard, éd. Jourdan, 440 p., 25,90 euros.

BELGAIMAGE
BELGAIMAGE

« Ce sont des îlots de résistance à des régimes forts »

« Le pouvoir s’est toujours méfié des francs-maçons et a voulu les contrôler », estime Arnaud de la Croix.

Auteur de « Hitler et la franc-maçonnerie », Arnaud de la Croix s’intéresse de près aux rapports entre les francs-maçons et le pouvoir. Ils sont nourris de méfiance. Philosophe, historien amateur, également auteur de livres sur les Illuminati ou les Templiers, il démêle le vrai du faux.

La franc-maçonnerie est-elle un bouclier contre les régimes totalitaires ?

Je pense que oui. Dans les pays totalitaires, c’est un indicateur sûr de voir si elle est autorisée ou interdite. Prenons le cas de l’Allemagne nazie. Hitler arrive au pouvoir le 30 janvier 1933. Il va rapidement charger son service de sécurité, en l’occurrence Reinard Heydrich, d’éradiquer la maçonnerie allemande. Ce sera chose faite à l’été 1935. Les nazis étaient fascinés par les francs-maçons, notamment Himmler. Ils voulaient s’emparer de leurs archives, en Allemagne d’abord, dans les pays occupés ensuite. Ils imaginent des secrets et ils la considèrent comme dangereuse. Hitler était un disciple du Protocole des Sages de Sion où il est dit que « les loges maçonniques sont noyautées par le judaïsme international ». Les maçons ne seront pas persécutés par les nazis mais certains hauts dignitaires seront questionnés à la dure, parfois jusqu’à la mort car perçus comme alliés des juifs. Un petit pourcentage de maçons – 10 % – s’est dressé contre Hitler. Mais la plupart des Loges étaient déjà contaminées par l’antisémitisme depuis le XIXe siècle. Les nazis ont repris de vieilles thèses fausses comme celle qui attribue le déclenchement de la Révolution française à des francs-maçons, « qui aurait été préparée dans les arrière-Loges ».

Les francs-maçons ailleurs dans le monde sont-ils aussi considérés comme un rempart démocratique ?

Absolument. Très vite après la Révolution d’Octobre, en 1917, Lénine va interdire la franc-maçonnerie en Russie. C’est un baromètre pour mesurer la démocratie. Prenons les Loges au Maroc, très peu nombreuses et tolérées par le Roi. Mais déclarez-vous maçon en Iran et vous risquez votre tête. On la voit comme l’avant-garde du Grand Satan américain, un élément complotiste. Dans la constitution du Hamas à Gaza, un musulman ne peut pas être maçon car contaminé par le judaïsme. Les francs-maçons sont des îlots de résistance face à des régimes forts.

Ce constat se vérifie partout : mais sont-ils toujours du bon côté, celui des forces de progrès et de liberté ?

Pas toujours. La franc-maçonnerie allemande a offert ses bons services à Goering. On peut l’interpréter comme une tentative de sauver ce qui pouvait l’être. En même temps, les francs-maçons étaient surveillés de près car la méfiance régnait.

En Belgique, peut-on la qualifier d’agent de la démocratie ?

Je parlerais plus d’un groupe de réflexion. Il fait évoluer les débats. Mais il ne tire pas les ficelles.

Est-elle majoritairement conservatrice ou progressiste ?

Elle est travaillée par des courants divers et contradictoires. Il faut se reporter à l’origine de la maçonnerie en 1717. On sort de deux siècles d’affrontements sanglants dans toute l’Europe. À Londres, la maçonnerie propose alors que des gens venus d’horizons politico-religieux différents se réunissent pour échanger. Être maçon est donc aussi important aujourd’hui qu’il y a trois siècles.

Cela fait un peu penser à Emmanuel Macron rassembleur, en qui certains, en France, ont cru voir de la sympathie pour la franc-maçonnerie…

Je ne pense pas que Macron soit maçon. Certains ont vu un symbole dans la pyramide du Louvre, dans le triangle maçonnique. Mais il en a peut-être dans son entourage, comme plusieurs présidents de la République avant lui.

 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pierre-Yves Dermagne

    Ventes de Voo et de Win: Enodia et Nethys ont cinq jours ouvrables pour répondre au ministre

  2. Stéphane Moreau (à gauche) et François Fornieri sont à la fois dans la société vendeuse et dans la société acquéreuse.

    Nethys a vendu Win à Fornieri sans mise en concurrence: les dessous de l’accord

  3. La Ville de Bruxelles assume simplement ses obligations de propriétaire
: entretenir le bien pour permettre le maintien de son exploitation, guère plus de 1,5
million par an.

    Le stade Roi Baudouin maintenu: aucun gouvernement ne veut payer pour un nouveau stade national

La chronique
  • Nethys: Putsch en bord de Meuse

    N ethys. Pour beaucoup au nord du pays, ce nom reste inconnu. Celui de Publifin l’est sans doute moins, car il est lié au versement de jetons de présence à des mandataires wallons pour leur participation à des comités fantômes. Ce scandale de la gouvernance qui a éclaté il y a trois ans, a pourri la vie politique en Wallonie, mettant particulièrement à mal le PS d’Elio Di Rupo, obligé de jeter deux membres clés hors du parti : Stéphane Moreau, patron de Nethys et bourgmestre d’Ans et André Gilles, président de Publifin et homme fort de la province. L’éviction a fait grand bruit car les deux hommes étaient aussi des membres clés du Club des 5 connu pour décider de tout à la très puissante Fédération liégeoise du PS. L’affaire Publifin/Nethys a donné naissance à une Commission d’enquête et, jumelée à l’affaire du Samusocial, elle a inspiré à Benoît Lutgen (CDH) l’idée d’éjecter les socialistes du pouvoir wallon au nom de la gouvernance.

    Ça, c’est...

    Lire la suite

  • Nethys: le chaos, la clarté et l’hystérie

    La clarté ou le chaos ? Il y a désormais des deux dans le dossier Nethys. Et il va falloir au nouveau ministre de tutelle, Pierre-Yves Dermagne, beaucoup de méthode, de sang-froid, d’expertise et d’indépendance politique pour dénouer ce sac de nœuds.

    Ces derniers mois, c’est l’opacité qui a régné sur la restructuration du groupe liégeois, confisquée par un management, un conseil d’administration, quelques hommes et...

    Lire la suite