Charlottesville : la plaque commémorative du maréchal Pétain retirée à New-York

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Bill de Blasio, maire de New-York, a choisi de démolir tous les monuments ou symboles affiliés à l’extrême droite.

Après la manifestation qui a dégénéré à Charlottesville opposant des manifestants antiracistes et des militants néo-nazis dont des membres du Klu Klux Klan et causant la mort d’une jeune femme ainsi que de nombreux blessés, les Etats-Unis sont secoués.

Afin de remettre de l’ordre et d’effacer toute trace de l’extrême droite dans les rues de New-York, Bill de Blasio souhaite détruire, comme ses homologues d’autres villes, les différents monuments encore visibles aujourd’hui.

Suite à cette initiative, le maire de New-York a annoncé le retrait et la démolition imminente d’une plaque commémorative en l’honneur du maréchal Pétain.

Dans plusieurs tweets, Bill de Blasio explique sa décision : « La plaque commémorative en l'honneur du maréchal Pétain, collaborateur nazi, située sur la promenade du 'Canyon of Heroes', sera la première à être retirée ».

D’après le New York Post, des experts définiront certains critères et effectueront des recommandations concernant les différents monuments qui doivent être supprimés.

« C'est le début d'un travail qui se situera sur le long terme, à propos de l'évaluation des structures publiques et des œuvres artistiques publiques controversées » précise Eric Philipps, porte-parole de la mairie.

Hommage à Pétain après la Première Guerre Mondiale

La plaque commémorative du maréchal Pétain a été placée avant la Seconde Guerre Mondiale et l'Holocauste selon le Jerusalem Post. Elle célèbre le défilé auquel il avait assisté à New York, en 1931, qui s'était tenu pour honorer ses actions lors de la Première Guerre Mondiale.

Mais lors de la seconde guerre mondiale, Philippe Pétain devient le chef d'Etat français sous le régime de Vichy, collaborant avec les nazis.

Non loin de cette plaque de granite, d'autres grandes figures historiques voient leur nom sur cette promenade: le Général de Gaulle, Winston Churchill, ou encore John F. Kennedy.

En mai 2017, le député américain, Div Hikind, s'était déjà indigné auprès du Jérusalem Post: « Le fait qu'il ait été un héros durant la Première Guerre Mondiale ne justifie pas qu'il ait son nom ici. C'est inacceptable. Il était impliqué dans la solution finale, purement et simplement ». Le député avait alors demandé son retrait auprès de la municipalité.

Plus de 1500 symboles confédérés

La ville de Baltimore a détruit au moins deux statues de soldats confédérés, à l'aide d'une grue. Le conseil de la ville a adopté cette décision à l'unanimité suite aux violences de Charlottesville.

D'autres monuments ont été également été retirés: la statue d'un soldat confédéré a été détruite par des manifestants en Caroline du Nord, mais également en Floride, dans le Tennessee.

Selon un rapport datant de 2016 et publié par le Southern Poverty Law Center, spécialisé dans les mouvements extrémistes et les droits civiques, plus de 1500 symboles confédérés seraient encore dans le pays.

 
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