«Les fermes à sang» : des juments mutilées et avortées pour leur sang

© Capture d’écran YouTube
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Deux ONG suisse et allemande, Tierschutzbund Zürich (TSB) et Animal Welfare Foundation (AWF), ont révélé les pratiques des « fermes à sang ». Au départ, ces associations de défense des animaux enquêtaient sur le commerce de la viande de cheval et ont fait de macabres découvertes en Amérique du Sud.

En Argentine et en Uruguay, des juments sont engrossées à répétition pour être ensuite avortées sans anesthésie et sans soins. L’avortement se pratique manuellement. Mais ce n’est pas tout… Avant de les avorter, les juments sont martyrisées et vidées de leur sang pendant plus de 2 mois. Un dispositif est introduit dans leur veine jugulaire afin de récupérer plusieurs litres de sang et parfois même jusqu’à 10 litres. « Au bout de 3 à 4 ans, les juments qui ont survécu à ces années de maltraitance, épuisées et stériles, partent à l’abattoir pour alimenter le commerce de viande chevaline, exportée notamment vers la France » dénonce Welfarm, l’association de défense des animaux de ferme qui a révélé le scandale.

Les mutilations ont pour objectif de récolter une hormone comprise dans le sang de ces juments. Cette hormone, la gonadotrophine chorionique équine (eCG), n’est présente que durant une période déterminée de la grossesse de l’animal. La substance est vendue par la suite à l’industrie pharmaceutique et à des éleveurs européens. La raison ? Cette substance permet de déclencher les chaleurs des femelles et de programmer les naissances. Elle est utilisée dans les élevages de vaches, de moutons, de chèvres et de porc.

Après avoir investigué pendant presque 2 ans (entre mars 2015 et avril 2017) et après la visite de ces 5 « fermes à sang », les deux ONG dénoncent les pratiques cruelles qu’ont subi ces animaux. Certains sont blessés, amaigris, malades et laissés à l’abandon… D’autres sont retrouvés morts, gisant sur le sol comme le montre la vidéo ci-dessous. Attention, des scènes peuvent choquer...

 
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Signé Stéphane Bern