Catherine Deneuve s’oppose au #BalanceTonPorc et son «déferlement ignoble»

BELGAIMAGE
BELGAIMAGE - BELGAIMAGE

L’icône du cinéma français, Catherine Deneuve, a dénoncé dans le HuffPost le « déferlement ignoble » que représentait #BalanceTonPorc dans lequel des femmes racontent les harcèlements et/ou agressions sexuelles dont elles ont fait l’objet, certaines en nommant l’auteur des faits.

Selon elle, c’est « ignoble pour les femmes qui n’ont que ça » pour témoigner. « Je trouve ça terrible. Est-ce que c’est intéressant d’en parler comme ça ? Est-ce que ça soulage ? Est-ce que ça apporte quelque chose ? Est-ce que ça va régler le problème d’une certaine façon ? » a expliqué l’actrice.

Sur BFM TV, Catherine Deneuve, en pleine promotion du film « Tout nous sépare », a réagi à sa manière au scandale qui a secoué Hollywood : « Je ne vais pas porter un jugement moral, tout le monde est contre évidemment. Je ne vois pas ce que je peux apporter de nouveau et je n’ai pas envie d’ajouter ma parole à celle des autres ».

Invitée à s’exprimer sur la question de savoir si des affaires similaires pouvaient être révélées dans le cinéma français, elle a simplement déclaré : « je n’en sais rien… Harvey Weinstein a bien œuvré pendant quinze ans sans que… Donc, je ne sais pas, peut-être que des choses vont sortir ».

Quand les journalistes lui ont demandé si elle avait été concernée par le harcèlement ou une agression sexuelle, la Star a répondu : « Je n’ai jamais dit ça non plus. Mais je ne dirais rien sur le sujet ».

Déjà entendu

Ces propos ne sont pourtant pas surprenants lorsque l’on se rappelle l’attitude de l’actrice lors de l’affaire « Polanski ».

Invitée sur le plateau de Quotidien, elle avait tenté de minimiser l’acte du réalisateur avec qui elle a tourné plusieurs films : « C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon. Et de toute façon, on peut imaginer qu’une jeune femme de 13 ans puisse faire 15, 16 ans. Il ne lui a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif ».

Des propos qui avaient alors été jugés « déplacés et véhiculent des préjugés rétrogrades concernant les auteurs de viol et leurs victimes » par le CSA et qui avaient suscité de nombreuses réactions notamment d’associations féministes ou de victimes.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern