Benjamin Maréchal soutenu par Jean-Paul Philippot: «Il n’y a pas eu de faute»

Benjamin Maréchal soutenu par Jean-Paul Philippot: «Il n’y a pas eu de faute»
Le Soir

Jean-Paul Philippot était invité de « Jour Première » pour évoquer l’avenir numérique de la RTBF. En fin d’interview, Jean-Paul Philippot a également répondu à la polémique qui agite le paysage médiatique francophone. Durant l’émission « C’est vous qui le dites », Benjamin Maréchal avait posé une question aux auditeurs jugée maladroite par beaucoup. À propos de la mort d’un jeune scout, l’animateur de Vivacité avait ainsi interrogé : « Rouler au-delà de 60-70km/h quand on approche une troupe de scouts, c’est forcément un risque ou pas toujours  ? » Depuis, le CSA s’est emparé du dossier et de nombreuses voix se sont élevées pour crier leur désaccord face au choix de Benjamin Maréchal. C’est notamment le cas de Bertrand Henne qui avait sévèrement taclé son camarade de la RTBF.

Au micro de François Heureux, Jean-Paul Philippot a signalé que selon « l’analyse réalisée par nos services juridiques après une écoute attentive, il n’y a pas faute ». Avant de continuer : « Qu’il ait pu y avoir émoi, c’est certain. On a énormément de compassion pour cet accident tragique. Mais nous sommes très attentifs à pouvoir poser des questions qui concernent tout le monde. Rouler de manière excessive peut constituer un drame et ça fait aussi partie de notre mission de parler de ce qui pourrait être amélioré au travers de ce qui reste un accident tragique ».

Dix ans d’existence, aucune sanction

Interrogé sur l’utilité de cette émission qui donne la parole à des anonymes et sur son lien avec les missions de la RTBF, l’administrateur de l’entreprise de service public a répondu qu’il pensait « qu’un service public qui n’organiserait pas des espaces de parole pour les auditeurs et les téléspectateurs ne remplirait pas toutes ses missions. Ce tte émission existe depuis dix ans et n’a jamais été sanctionnée. Elle a cette qualité d’être un espace libre de paroles où des auditeurs, des anonymes, des hommes et femmes qui ne sont pas des experts peuvent exprimer des points de vue. Ça forme une des approches du service public. Ce n’est évidemment pas tout le service public. Il faut, à côté, des espaces où des experts peuvent remettre en perspective et où l’on peut approfondir. Mais le rapport du service public aux citoyens est un rapport de réciprocité et ça va le devenir de plus en plus ».

Durant la polémique, il a notamment été reproché à Benjamin Maréchal de chercher le buzz à tout prix. « Il n’y a pas de course à l’audience de la RTBF », a rétorqué Jean-Paul Philippot avant de conclure : « Il y a la recherche par la RTBF d’un lien permanent, du respect du public comme du respect de celles et ceux qui, dans ce cas-ci, sont frappés par un drame horrible ».

 
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