Elle répond à son agresseur, il la frappe en pleine rue (vidéo)

Elle répond à son agresseur, il la frappe en pleine rue (vidéo)

Mardi soir, dans le 19ème arrondissement de Paris, Marie croise un jeune homme, boulevard de la Villette. Celui-ci, lorsqu’il passe à côté d’elle, fait des bruits et gestes obscènes. La jeune femme se contente de lui répondre « Ta gueule ! » « Je ne pensais même pas qu’il m’avait entendue » explique la jeune femme de 22 ans au Parisien.

L’homme continue sa route. Puis se ravise et lance un cendrier dans la direction de Marie, la manquant. Entre eux, la terrasse d’un café, rempli de client. Marie insulte son agresseur qui se dirige vers elle et échange quelques mots avec elle avant de la frapper au visage, la projetant contre le pare-vent du café. « J’avais mal mais ça a tellement vrillé en quelques secondes, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. »

A la terrasse du café, un homme se lève et intercepte l’agresseur alors que Marie ne bouge plus. La scène dure encore quelques secondes avant que la jeune femme ne reprenne sa route, sous le choc, pour rentrer chez elle. Il lui faudra vingt minutes pour décider de retourner au bistrot et porter plainte, cherchant les témoins de la scène qui arriveront en grand nombre. « Les gens ont afflué pour m’apporter leur soutien, me calmer, me dire qu’ils pourraient témoigner. »

Harcèlement de rue

Ce dont Marie a été victime est du harcèlement de rue, un phénomène qui, bien souvent, reste impuni car difficile à prouver. Heureusement pour Marie, la scène s’est passée dans un lieu public et sous vidéo-surveillance. « Si je me suis installée dans ce quartier, c’est que je l’aime, et ce n’est pas possible qu’il s’y passe des choses comme ça. On ne peut pas lever la main sur une femme de cette façon » raconte-t-elle. « J’ai beaucoup de chance d’avoir pu récupérer la vidéo, c’est un bon outil pour le combat des femmes. (...) Le problème, c’est l’insécurité systématique que font subir les hommes aux femmes. Certains hommes pensent que la rue leur appartient et qu’on n’a rien à y faire. »

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern