Sexe: quand les complexes vous bloquent au lit

Sexe: quand les complexes vous bloquent au lit

La taille du sexe qui ne rivalise pas avec celle de Rocco Siffredi ? Les seins trop petits ? Trop bas ? Ou trop lourds ? Le ventre qui s’est arrondi à force d’apéros, pasta et cookies ? Qu’est-ce qui nous empêche de nous lâcher sexuellement ? Le site de consultations médicales en ligne Zava a sondé 1.061 Européens (47 %) et Américains (51 %) ayant eu au moins un partenaire sexuel pour savoir ce qui les met mal à l’aise dans l’intimité (enquête en ligne).

Nº1 DES COMPLEXES : LE POIDS

Si d’une manière générale les femmes sont plus soucieuses de leur image corporelle, là où les hommes sont plus inquiets de la manière dont ils assurent leur performance sexuelle, il s’avère que le poids, en l’occurrence le surpoids, décroche la palme et se retrouve sur la première marche du podium, à l’unanimité pour les hommes et les femmes, avec respectivement 67 % et 74 % qui se sentent gênés sur ce sujet. Il ressort également que plus de la moitié des hommes (55 %) et des femmes (52 %) se sentent peu confiants par rapport à leurs parties génitales. Que cela concerne la taille du pénis, la forme ou même l’odeur du sexe, les hommes et les femmes partagent une timidité commune sur ce point.

À tort ! Le complexe du petit zizi hante beaucoup d’hommes, peu aidés sur ce point par les films pornos où les mâles sont sélectionnés pour la (grande) taille de leur sexe. Mais la moyenne des longueurs des sexes masculins de 14 centimètres est très proche des préférences féminines qui sont de 16 centimètres, selon une étude de 2015 menée par l’université de Californie. De même les gênes par rapport aux odeurs intimes sont une réalité que partagent bien d’autres études, comme celle menée en 2012 par la sociologue Laura Backstrom de l’Université d’Indiana qui montra que bien des femmes n’osaient pas livrer leur sexe aux caresses buccales de leur partenaire car elles pensaient leur vulve difforme et malodorante. Un problème hérité de siècles de machisme sexuel – le sexe féminin étant longtemps méprisé – et qu’elles peuvent résoudre par une douche avant de se mettre au lit. Elles se sentiront ainsi beaucoup plus à l’aise. Pareil pour le poids, oublier les diktats de la taille mannequin s’apprend et se travaille au niveau psy aussi bien que physique. Et puis pourquoi ces vrais-faux complexes ne seraient-ils pas l’occasion de se lancer dans un petit programme sportif qui apporte un bien-être général ?

Ce travail sur soi pour dépasser le mal-être est d’autant plus important que l’étude menée par Zava a montré que la première cause des complexes et du manque de confiance sexuelle occasionné est le fait d’être trop dur avec soi-même et ce pour les hommes (47 %) comme pour les femmes (51 %). Ensuite, 33 % des femmes ont dit ne pas correspondre aux critères de beauté imposés par leur culture, quand 19 % des hommes ont cité le fait d’avoir reçu une remarque négative à ce sujet. Seules 9 % des femmes citent le fait de ne pas avoir suffisamment de reconnaissance de l’autre sexe, comme étant à l’origine de leur insécurité au lit.

Mais quelles que soient leurs origines, ces complexes entraînent un manque de confiance dans l’image corporelle pour 78 % des femmes et 61 % des hommes alors que seulement 19 % des hommes et 8 % des femmes se disent soucieux ou gênés par le corps de leur partenaire. Quant à la performance sexuelle, plus de la moitié des femmes et deux tiers des hommes manquent de confiance, mais là encore, seulement 35 % des hommes et 29 % des femmes disent être préoccupés par les performances sexuelles de leur partenaire.

PEUR DU 69

Et bien évidemment ces complexes ont des conséquences sur ce qu’on fait ou plutôt ce qu’on ne fait pas au lit. Certaines positions dérangent. Le 69 en particulier arrive en tête du classement des postures évitées pour les femmes (40 %) et en deuxième position chez les hommes (25 %). Une crainte dommageable car le 69 provoque une belle excitation pour les deux partenaires et pour la femme en particulier qui, on doit le dire et le redire, sont plus que sensibles au niveau clitoris, organe dévoué au seul plaisir et doté de 8000 terminaisons nerveuses. Sa stimulation est le meilleur moyen pour parvenir à l’orgasme. Pour les hommes, la position la moins appréciée est le sexe debout. Une dépréciation également dommageable car pour les hommes un peu plus âgés, la position offre de belles érections. De plus, changer les scripts sexuels permet de pimenter les relations qui ont souvent tendance à répéter les mêmes schémas.

zavamed.com.

 
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