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Bouli Lanners tance Georges-Louis Bouchez et sa proposition sur la «banalisation du régime nazi» (vidéo)

Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, l’acteur belge a mis les points sur les I et ne semble pas partager l’avis de Georges-Louis Bouchez, c’est le moins que l’on puisse écrire.

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« Pauvre devoir de mémoire », légende Bouli Lanners. Et ce n’est qu’un début. L’acteur belge, bien connu pour son engagement, n’a pas hésité à tancer Georges-Louis Bouchez dans une courte vidéo – qui dure seulement 1 minute et 24 secondes – diffusée ce vendredi 17 août. Rapidement, le coup de gueule de Bouli Lanners trouve preneur sur les réseaux sociaux. Au moment d’écrire ces quelques lignes, le post a déjà été partagé quasiment 1.000 fois alors que la vidéo, elle, a déjà été vue à près de 40.000 reprises.

Pour Bouli, ça ne passe pas

Un fameux buzz donc qui s’attaque à une proposition polémique du délégué général du Mouvement Réformateur (MR). Le 10 août dernier, Le Soir révélait que Georges-Louis Bouchez espérait interdire la « banalisation » du « génocide » comme celle du « régime nazi ». L’un des hommes forts des Bleus mise donc sur un amendement qu’il souhaiterait ajouter à la loi du 23 mai 1995 « tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale ».

L’objectif de Georges-Louis Bouchez est, à lire entre les lignes, d’empêcher les citoyens de taxer des responsables politiques – notamment – de nazis sans que cela soit justifié. On pense ici bien sûr aux allusions régulièrement faites à Theo Francken ou, plus largement, à la N-VA. Toujours est-il que la proposition du Montois ne passe pas auprès de Bouli Lanners. Et ce dernier lui a bien fait savoir.

Ironie à tout-va

« Au nom du respect du devoir de mémoire, Georges-Louis Bouchez nous propose donc de ne plus pouvoir traiter quelqu’un de nazi », résume-il avec le ton d’acteur qu’on lui connaît. « Sauf si cette personne est vraiment un vrai nazi. Dans ce cas, avant de traiter la personne de ‘nazi’, il ne faudra pas oublier de bien vérifier si cette personne est officiellement reconnue en tant que nazie aux yeux de la loi… sinon bonjour les ennuis », pointe-t-il dans un texte non dénué d’ironie.

« Il suffit le moins possible d’évoquer le nom des salopards de l’histoire pour mieux se rappeler des atrocités qu’ils ont commises », détaille aussi Bouli Lanners qui, au nom du devoir de mémoire, estime que ne pas traiter quelqu’un de nazi, peut avoir une conséquence : « On risque d’oublier les atrocités liées à ces noms ». « Oublier, c’est mieux se rappeler », dit-il finalement en insistant lourdement sur l’ironie de cette conclusion. Georges-Louis Bouchez appréciera.

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