L’improbable procès de Voldemort: de vrais avocats s’affrontent (vidéos)

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Son procès aura duré deux bonnes heures et est considéré par les organisateurs comme « la plus grande joute oratoire magique de tous les temps ». L’événement avait lieu ce lundi 5 novembre sur la scène du Grand Rex, célèbre salle de spectacle parisienne. Organisé par la Fédération francophone de débat, ce jugement grandeur nature du sorcier le plus détesté de la planète réunissait des avocats reconnus, mais aussi des jurés et magistrats déguisés en personnages issus de la saga « Harry Potter », comme le note le Huffington Post qui consacre un long papier à cet événement.

Castration magique

Faut-il pardonner les actes commis par celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou doit-il être condamné à la peine maximale ? Le tout en se référant à des textes de loi plus ou moins existants. Tout était mis en place pour rendre ce procès plus vrai que nature. Les chefs d’accusation ont été lus, l’affaire Voldemort a été résumée. Le Seigneur des Ténèbres devait donc répondre devant la justice, soutenu par ses avocats.

Voici en vrac et en condensé, les chefs d’accusations qui pesaient sur Voldemort et qui sont énumérés par le Huffington Post : ouverture de la Chambre des Secrets entraînant la mort d’une enfant (Mimi Geignarde), assassinat de son père et de ses grands-parents paternels pour supprimer ses racines moldues, tentatives d’assassinat sur la personne de Harry Potter, création illicite de sept horcrux, etc. L’accusation demande la castration magique de l’accusé et « l’obligation de déverser tous ses souvenirs en rapport avec la magie dans la pensine ».

Stress post-traumagique

Au cours du procès, des témoins ont été auditionnés. Harry Potter a même dû s’exprimer. Plusieurs victimes de Voldemort réclament des dommages et intérêts. Est ensuite venue l’heure des plaidoiries. Le procureur a rappelé que « le vol de mort », qui doit être compris comme une atteinte aux sépultures, est condamné par le code pénal. Il a fini son réquisitoire avec un mot pour les victimes du Seigneur des ténèbres, qui se situent en état de « stress post-traumagique ».

Acquittement à l’applaudimètre

La défense est ensuite intervenue. Soulignant l’enfance difficile de Voldemort, trop intelligent pour son environnement. « Quand on abandonne un individu, on partage la responsabilité de ses crimes », a lancé la première avocate. S’adressant directement aux jurés, elle leur a demandé de « lui laisser la chance que Poudlard ne lui a pas accordée ». Le but : les toucher dans le cœur.

Maître Serge Perez a alors trouvé la parole qui a fait mouche : « Ne peut être jugé celui dont le nom ne peut être prononcé ». Un principe du code de sorcellerie international. « Sans Voldemort, pas de Harry Potter », a-t-il conclu en demandant l’acquittement de son client. Un acquittement qui a été finalement prononcé grâce à l’infaillible technique de l’applaudimètre. Notons tout de même que ce système de vote a pu faire peur à certains membres du jury. Les représailles de Voldemort pouvaient s’avérer terribles.

 
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