Surfons tranquille: ne divulguez jamais les infos de votre Digipass!

Photonews
Photonews

Alors que vous êtes sur Facebook, vous recevez un message de l’opérateur Base qui vous informe que votre facture mensuelle a été débitée deux fois. Une procédure de remboursement a été mise en place et vous êtes invité à cliquer sur un lien pour accéder au site. Vous pensez être sur le site de Base. Sauf qu’en jetant un œil dans la barre d’adresse, vous auriez constaté que le nom de domaine se termine par « KZ », ce qui correspond au… Kazakhstan ! Très surprenant pour un opérateur belge. Mais vous n’avez pas ce réflexe. Vous entrez donc votre identifiant et votre mot de passe. Une nouvelle page s’affiche qui vous demande de communiquer toutes vos données personnelles qui intègrent votre numéro de compte. Ce formulaire de remboursement complété, vous l’envoyez. Un message s’affiche qui vous informe que vous serez rapidement contacté. Le lendemain, un interlocuteur vous explique qu’avant de finaliser le versement, il doit confirmer que vous êtes bien titulaire du compte. Il vous demande donc de vous munir de votre Digipass et vous dicte une série de chiffres à introduire. Il insiste sur la sécurité du code PIN à ne jamais communiquer et vous demande le résultat.

Vous le lui communiquez, il vous remercie et confirme un versement rapide. Sauf que consultant le solde de votre compte, quelques heures plus tard, vous découvrez qu’il a été débité d’une forte somme. Nos conseils pour éviter ce piège. 1º. Posez-vous cette question : pourquoi mon opérateur me demande-t-il d’encoder mes informations personnelles alors que je lui paye mes factures chaque mois ? 2º. Rendez-vous dans une boutique de votre opérateur pour vous y informer. 3º. Ne vous fiez pas au numéro de téléphone qui s’affiche sur votre récepteur : il a pu être acheté sur internet. 4º. Ne donnez jamais suite à une demande d’utilisation de votre Digipass.

Par Olivier Bogaert, en collaboration avec la Police et Classic 21.

Kesako : le fameux hashtag

D’abord, une certitude : l’étiquette (« tag ») croisillon (« hash »), ce symbole matérialisé par un dièse, n’est pas une invention récente. On trouve en effet le hashtag sur les claviers des téléphones à touches des années 70 (photo), avec des fonctions diverses. À cette même époque, on utilisait le croisillon sur les cartes perforées d’ordinateurs. Dans ce cas, cela signifiait « numéro ». Mais l’utilisation du croisillon a véritablement explosé en août 2007, quand un utilisateur de Twitter, un certain Chris Messina, a proposé le tweet suivant : « how do you feel about using # (pound) for groups. As in #barcamp [msg] ? » Twitter avait à cette époque un problème d’organisation : les tweets ne pouvaient pas être fédérés sous une même bannière. Car c’est bien à cela que sert le hashtag : si un mot quelconque est précédé du dièse, il devient cliquable et vous pourrez retrouver tous les articles ou personnes ayant discuté de ce sujet. Prenons un exemple historique : #JeSuisBruxelles, suite aux attentats de mars 2016. Le hashtag est désormais utilisé dans les principaux réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Google+, Instagram. Il permet d’instaurer une veille sur un sujet donné, puis d’échanger et de dialoguer sur ce thème.

Par Jean-Marc Veszely

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern