Pays-Bas: un homme passe des heures couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Des obus issus des Première et Seconde guerres mondiales - Photo d’illustration/BelgaImage
Des obus issus des Première et Seconde guerres mondiales - Photo d’illustration/BelgaImage

L’homme a trouvé l’obus ce mercredi 9 janvier, le soir, dans son jardin en faisant des travaux et a décidé de le recouvrir de sable. Puis, entendant l’engin siffler, il s’est couché dessus. Le sifflement s’est arrêté et il n’osait plus bouger, raconte à l’AFP la porte-parole des services de sécurité du nord du Limbourg, Véronique Klaassen.

Ayant son téléphone portable sur lui, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a appelé le centre d’appel d’urgence à 21h30 (20H30 GMT). Les secours ont alors sollicité les unités d’élimination d’engins explosifs du ministère de la Défense (EOD). « L’équipe de l’EOD a dû venir de loin, elle est arrivée vers 01h00 » pour enfin libérer l’homme de sa position délicate, a poursuivi Mme Klaassen.

Inoffensif

Des immeubles voisins ont été évacués par précaution. L’obus, issu de la Seconde guerre mondiale selon les médias locaux, s’est révélé inoffensif. « Il s’agissait d’un obus qui ne contenait pas d’explosifs. L’homme était donc en sécurité », a précisé Mme Klaassen. « Il est strictement déconseillé de se coucher sur un obus. La meilleure chose à faire lorsque l’on tombe sur un engin explosif, c’est de s’éloigner et d’appeler la police », a-t-elle souligné.

Après avoir passé plus de trois heures allongé sur l’obus dans un froid hivernal, l’habitant de la ville de Venlo présentait des signes d’hypothermie. Il a été pris en charge par les secours avant d’être reconduit chez lui. L’homme se portait bien jeudi mais n’était pas encore remis de ses émotions, a indiqué Mme Klaassen.

 
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Signé Stéphane Bern