Le témoignage émouvant de Vaimalama Chaves, Miss France 2019, victime de harcèlement scolaire (vidéo)

Photonews
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La Miss France 2019 Vaimalama Chaves a subi beaucoup de harcèlement quand elle était à l’école. Ses camarades se moquaient d’elle à cause de ses vingt kilos en trop. Elle a donc décidé de mener une campagne contre le harcèlement scolaire. Aujourd’hui, elle affiche une silhouette parfaite, ce qui lui a valu le titre de Miss France 2019. La jeune femme de 24 ans reçoit dorénavant des lettres de témoignages bouleversants tous les jours. En voilà un exemple : « Je viens encore de recevoir une lettre d’une fan en surpoids, qui me demandait si elle pouvait se présenter à l’élection de Miss France avec des marques de scarifications… », dit-elle dans une interview accordée au Parisien.

Elle tire la sonnette d’alarme sur le harcèlement scolaire. « Si je n’avais pas été Miss, je me serais battue contre ce problème de société en étant professeur. Là, je veux me servir de mon statut pour faire avancer les choses. Je suis très inspirée par la théorie du colibri de Pierre Rabhi qui explique que chacun doit faire bouger les choses à son niveau afin que nous parvenions tous ensemble à notre but », explique-t-elle au Parisien.

Vaimalama Chaves a été moquée de ses camarades d’école dès le collège. Petit à petit, les remarques ont commencé à la blesser. « Je prenais des vêtements froissés à mon frère dans un tas de linge et je partais les cheveux attachés avec un gros chouchou. Les autres me disaient que je ressemblais à un sac. Cela paraît anodin au début, mais, au fur et à mesure, on vit avec le mal au ventre », raconte-t-elle tristement. « Au fur et à mesure, j’avais de moins en moins envie d’aller à l’école. Forcément. »

Parler, c’est la clé

Pour la Miss la solution c’est d’en parler, soit à ses parents, soit à des amis. Il faut vider son sac. Elle ne l’a pas fait car elle avait peur de faire souffrir ses parents et elle le regrette amèrement. Elle tient à faire passer un message : « I l faut que les gamins se déchargent en expliquant leur situation à un enseignant, un psy, une infirmière… D’autant que maintenant, les jeunes sont persécutables 24 heures sur 24 à cause des réseaux sociaux. Ils n’ont plus de répit. »

Heureusement, son caractère lui a permis de tenir le coup. Un jour, elle a dit stop : « Cela a duré plus de trois ans jusqu’à ce qu’un jour, je dise stop à un gamin qui m’insultait. Je me suis vraiment énervée. J’avais décidé de ne plus me laisser faire alors les attaques ont diminué. Il faut apprendre à se défendre, et parfois, si cela ne marche pas avec les mots, il faut tirer les cheveux ! Et puis, j’ai commencé à faire attention à moi, car j’avais envie de m’aimer à nouveau. »

 
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