Le quotidien Nice-Matin dévoile les trop nombreux messages homophobes, racistes ou sexistes des internautes sous des photos de mariage

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Capture d’écran/Site web de NiceMatin.

Un mariage est censé être un événement heureux : peut-être même la journée la plus importante d’une vie, c’est selon. Nice-Matin l’a bien compris et met à l’honneur, chaque semaine, les couples fraîchement unis en publiant des photos remplies d’amour. Le quotidien régional dévoile ces clichés sur son site web, dans son édition papier mais aussi sur les réseaux sociaux, pour mettre en avant « une tradition bienveillante » ou encore « une forme de vivre ensemble que nous aimons à cultiver ».

Mais voilà : les réseaux sociaux sont ce qu’ils sont, ils prennent parfois la forme d’un défouloir où haine, mépris et insultes se côtoient. C’est l’amère expérience qu’ont pu faire les journalistes de ce média qui traite essentiellement l’information issue de la Côte d’Azur. La rédaction déplore les « commentaires malveillants, injurieux, violents, cruels, racistes, sexistes » qui pullulent, visiblement, sous ces publications de mariage. D’autant plus que cette semaine, deux photos sur dix concernaient des mariages homosexuels. Les homophobes étaient donc de sortie.

Nice-Matin prend les choses en main

Plutôt que de passer cette haine sous silence, Nice-Matin a choisi d’exposer ces commentaires et d’en faire un article pour dénoncer la culture de la haine qui se manifeste sur la toile. « Des homos en pagail kelle monde de dingue. C’est beau le modernisme 2009. Berk berk », lance un internaute. « Ils sont vraiment trop beaux et vraiment je leur souhaite plein de bonheur… de tout cœur. Cependant, très directement et sans polémique… ça devient compliqué pour la reproduction… à méditer pour un monde qui se cherche », lance un autre, sur un ton nettement plus sournois. « Même les animaux font pas ça. Un homme avec un homme, c’est tellement moche putain », se convainc un troisième. Nice-Matin publie des captures d’écran d’autres messages. Ils sont nombreux. Et le quotidien ne cherche aucunement à masque l’identité des internautes incriminés.

Le quotidien entend d’ailleurs réagir : « Nous nous efforçons de modérer les commentaires régulièrement, malheureusement certains peuvent échapper à notre vigilance car nous ne pouvons avoir les yeux toute la journée sur un ou deux posts Facebook. Aussi, si vous voyez des propos choquants, n’hésitez pas à nous les signaler. Nous ferons le nécessaire ». Et rappelle qu’en France, les internautes risquent de 12.000 à 22.500 euros d’amende pour des propos de cet ordre, et même jusqu’à six mois de prison si le caractère homophobe ou transphobe est confirmé. Rappelons également que Nice-Matin ne fait pas office d’exception dans le paysage médiatique. Toutes les rédactions sont concernées par ces messages qui abondent sur les réseaux sociaux, dès qu’un article aborde un thème polémique.

 
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