Adopté à l’âge de 8 ans, ce Français retrouve sa sœur neuf ans plus tard grâce aux réseaux sociaux

Adopté à l’âge de 8 ans, ce Français retrouve sa sœur neuf ans plus tard grâce aux réseaux sociaux
Capture d’écran - Instagram

Après coup, il le reconnaît bien volontiers, c’est un vrai « miracle des réseaux sociaux ». À l’âge de neuf ans, Loïc est adopté et séparé de ses frères et sœurs : sa mère, incapable de s’occuper de la fratrie à l’époque est décédée depuis alors que son père biologique, lui, les a abandonnés à la naissance. Et même s’il vit désormais dans une « famille formidable », le jeune homme âgé aujourd’hui de 17 ans souhaitait absolument retrouver ses frères et sœurs. Et il a mis des années à y arriver.

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« Qui ne tente rien n’a rien »

« Ça fait plus de 5 ans que je suis à la recherche de mes frères et sœurs et aucune nouvelle. J’ai tout essayé : demander des renseignements à la mairie, à mon orphelinat, consulter mon dossier, faire appel à l’ASE (Aide Sociale à l’enfance), aucune nouvelle d’eux (…) Mon objectif avec cette publication c’est que le message tourne jusqu'à ce que le message soit lu par eux », écrivait-il en août 2018 sur son compte Instagram. Mais sa recherche ne décolle pas.

Le jeune homme de 17 ans, qui habite désormais dans le Sud de la France alors qu’il est né à l’opposé – à Roubaix –, a retenté une démarche similaire le 12 août dernier. Soit un an après sa dernière tentative. Toujours sur Instagram, il publie une vidéo dans laquelle il apparaît très ému. En guise de légende, il écrit : « On m’a toujours dit ‘qui ne tente rien n’a rien’ ». Et demande aux personnes présentes sur le réseau social de partage de photos de relayer sa demande.

Miracle

Et Loïc est entendu. Sa vidéo est vue à plus de 300.000 reprises. Dans ces quelques images, il se dit « au fond du trou » et raconte rechercher particulièrement sa petite sœur. Même les rappeurs Big Flo et Oli relaient la publication de Loïc. Des médias également. Et puis, c’est la délivrance. Il reçoit un message « insistant » de quelqu’un qui « voulait qu’on parle en privé ». Résultat, il a retrouvé sa petite sœur et même son grand frère, non sans s’être méfié :

« On s’est entretenus en privé, puis appelés. Et là… Le doute n’a pas duré ! (…) Je lui ai posé des questions, sur la mort de notre mère ou le nom de notre ancienne assistante sociale, je ne l’avais pas dit sur les réseaux sociaux donc elle ne pouvait pas le savoir autrement ».

 
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Signé Stéphane Bern