Au festival du film de Toronto, Susan Sarandon s’en prend aux Oscars

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« Il n’y avait pas besoin de dépenser d’argent lorsque j’ai été nominée à cinq reprises et j’ai gagné une fois », a déclaré celle qui a été oscarisée pour son rôle de bonne sœur dans «La Dernière marche» (1995). « Ca n’arriverait plus aujourd’hui », a-t-elle ajouté, dénonçant les campagnes de lobbying souvent menées pendant des mois avant l’attribution des célèbres statuettes dorées.

Susan Sarandon s’exprimait vendredi au deuxième jour du TIFF (Toronto International Film Festival), le plus grand festival de cinéma d’Amérique du Nord, qui doit se poursuivre jusqu’au 15 septembre. Le film «Blackbird», dans lequel elle campe une mère malade en phase terminale souhaitant mettre fin à ses jours, y a été projeté en avant-première. L’actrice de 72 ans a estimé qu’elle avait peu de chances de décrocher un nouvel Oscar pour ce rôle, faute de moyens pour « rivaliser avec certains des films défendus par les Harvey Weinstein de ce monde ». L’ancien producteur tout-puissant, au cœur d’un scandale emblématique du mouvement #MeToo, avait conduit plusieurs de ses films à la gloire avant d’être accusé de multiples agressions sexuelles.

Le TIFF s’est avéré être ces dernières années un tremplin pour les Oscars en récompensant notamment «La Forme de l’eau» et «Green Book», qui ont obtenu quelques mois plus tard la statuette du meilleur film.

 
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