«À juste titre», le compte Instagram qui compile les titres les plus loufoques de la presse francophone (photos)

«À juste titre», le compte Instagram qui compile les titres les plus loufoques de la presse francophone (photos)
Capture d’écran - Instagram

Il y a d’un côté le titre, qui, au choix, sera qualifié d’absurde, de drôle, de poétique ou de « what the fuck » pour les plus polyglottes d’entre nous. Mais il y a aussi la légende qui va avec et qui, souvent, rajoute un côté piquant à la publication Instagram. Cette saillie, on la doit à Adrien qui se décrit sommairement comme « marié, 35 ans, originaire de région parisienne et journaliste ». Sans oublier une affection toute particulière pour le foot et le fromage.

La page Instagram, il l’a lancée en 2011, assure-t-il à Soir mag. « Tout ça a commencé quand je travaillais pour Radio Nova ! À l’époque je faisais chaque jour une revue de presse de l’actualité, donc je faisais un peu le tour des journaux. Et très vite, j’ai été interpellé par les titres, leurs tournures, ou tout simplement les histoires qu’il y avait derrière. ça me faisait beaucoup rire, et j’ai commencé à les partager à mes collègues. Ça les faisait marrer, c’est devenu un running gag. Ajustetitre était né », résume-t-il.

Depuis, le compte Instagram a bien grandi. On ne dénombre pas moins de 2.458 publications – au moment d’écrire ces lignes – et près de 80.000 abonnés. Fameux succès pour une page qui fait sourire et qui a donné naissance à une « belle communauté ». Car, finalement, Adrien n’est pas seul à éplucher la presse, quotidiennement. « En fait, tout le monde m’en envoie : followers, collègues, amis, familles, potes de foot, ex-potes, ex-collègues. C’est devenu un réflexe : un titre marrant > Adrien. Et bien sûr, je fais moi-même chaque jour mon petit tour quotidien également », raconte-t-il. D’ailleurs, on retrouve régulièrement des titres issus de la presse belge !

Derrière ces deux heures prises sur sa journée pour animer le compte Instagram, Adrien distille aussi une certaine critique de la presse : « Je pense que la base, ça a été quand la presse gratuite est apparue. Il y a eu un boom des titres, les gens avaient une offre énorme, et les journaux se sont mis à faire tout ce qu’ils pouvaient pour attirer l’attention des lecteurs. Ça a donné des titres de plus en plus sensationnalistes au détriment de la vraie information. L’important, c’était le clic, la page vue. Donc oui clairement, c’est une certaine critique du travail des journalistes », analyse-t-il. Tout en posant la question fatidique : « Un bon article, c’est celui qui fait beaucoup de clic ou une enquête rondement menée ? »

Toujours est-il que des titres loufoques, Adrien en a vu passer un tas au fil des années. Soir mag propose un petit florilège des articles épinglés par le compte « À juste titre ». Et au moment d’épingle les trois articles qu’il a préférés, Adrien se défile et préfère n’en épingler qu’un seul, « très imagé » et qui mêle « absurde, poésie et côté farfelu » : « Un perroquet fugue pendant 4 ans et revient en parlant espagnol ». Pas mieux !

 
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