Sami El Gueddari, vainqueur de «Danse avec les Stars», fait le bilan et espère avoir transmis le bon message

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Capture d’écran - Twitter - TF1

« Je la voulais cette victoire ». Sami El Gueddari assume. Il est un compétiteur né, un nageur handisport médaillé, qui a participé aux Jeux paralympiques. Au fil des semaines, cette athlète, amputé d’une jambe, a su convaincre jury et public avec ses prestations sur le parquet de Danse avec les stars. Ce samedi 23 novembre, il a remporté la 10e saison du show de TF1, aux côtés de sa partenaire – et star du programme côté danseurs professionnels – Fauve Hautot. Il a recueilli 62 % des suffrages du public, face à l’athlète Ladji Doucouré.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sami El Gueddari n’était pas peu fier de sa performance. Trophée brandi et discours à chaud : « Ce n’est pas grand-chose mais en démarrant cette aventure, je voulais montrer que le handisport mène à tout et qu’on peut gagner DALS. On n’attend pas de la condescendance ni un regard d’apitoiement. Si ça a donné envie à des jeunes de faire du sport et à des coachs de les traiter comme des personnes normales, c’est formidable ».

« C’est que j’ai loupé ma mission »

Car il est là tout le propos de Sami El Gueddari. Le sportif de 35 ans n’a jamais donné l’impression de participer à l’émission de TF1 pour flatter son ego. Interviewé par Le Huffington Post après sa victoire. Il a noté que son passage dans l’émission naissait d’une « volonté d’expliquer ce qu’est le handicap ». Mais il émet également un regret : « Malheureusement, j’ai eu l’écho que certaines personnes avaient l’impression que je ne parlais que de mon handicap ».

Une situation que déplore Sami El Gueddari. Lui n’avait qu’un espoir, à bien écouter son discours, « ne pas avoir dégagé l’envie de faire pleurer dans les chaumières » et que le public n’ait pas « vu un côté pathos dans son parcours ». Si tel est le cas, cela « signifie qu’on a encore plus de chemin à faire dans l’acceptation du handicap » et c’est « très mauvais signe pour la société ». « C’est que j’ai loupé ma mission », tranche le sportif. Rien n’est moins sûr, cependant.

Pour 20 Minutes, il poursuit son analyse : « Je voulais montrer comment le sport ouvre des portes, permet de se dépasser. Moi, j’ai commencé jeune, été soutenu par ma famille, et cela m’a aidé pour ma motricité, pour m’adapter, me dépasser. Même avec un handicap, le choix des possibles est énorme. On ne doit pas s’interdire de rêver, que ce soit scolairement, artistiquement ou physiquement. J’ai participé aux Jeux paralympiques ».

Les vraies stars ne sont pas les candidats

Mis à part ce discours de clôture, véritable plaidoyer pour le respect du handicap et la motivation à faire du sport, Sami El Gueddari est également revenu sur la compétition en elle-même auprès de 20 Minutes. Il a notamment commenté la polémique liée aux votes du public, qui ont un impact prépondérant dans l’aventure de TF1. Lui, dit avoir lu les règles et les avoir acceptées. « Que le vote du public soit roi, c’est normal, DALS est un spectacle, et le public vote pour qui il a envie de revoir la semaine suivante », commente-t-il.

Quant à la question des « stars », il sourit : « J’aime beaucoup ce petit refrain ». À savoir celui qui consiste à dire que l’émission « Danse avec les stars » porte finalement mal son nom. La critique revient à chaque saison, les commentateurs affirmant que les participants sont moins connus que les danseurs. « Moi, je n’étais pas une star au sens conventionnel, télévisuel, du terme avant DALS. Mais dans le milieu paralympique, je suis connu et reconnu de tous », explique-t-il. Avant de pointer que selon lui, les vraies stars de l’émission « sont les danseurs et danseuses professionnel(le)s »  : « Ce qu’ils font est incroyable » !

 
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