Démission de la direction des Césars : quel impact sur la cérémonie ?

Démission de la direction des Césars : quel impact sur la cérémonie ?
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« Pour honorer celles et ceux qui ont fait le cinéma en 2019, pour retrouver la sérénité et faire que la fête du cinéma reste une fête, le conseil d’administration de l’Association pour la promotion du cinéma a pris la décision à l’unanimité de démissionner ».

C’est par ces mots que la direction des Césars a déclaré d’une même voix son renouvellement. Cela permet de répondre aux centaines de professionnels dénonçant des dysfonctionnements aux Césars ces derniers jours. Cerise sur le gâteau : la polémique fait rage autour de Roman Polenski, nommé de nombreuses fois malgré les accusations de viol le visant. Mais au milieu de cette tempête, que deviendra la cérémonie des Césars qui se tient dans quelques jours à peine ?

Un effet difficile à estimer précisément

Globalement, la nouvelle, aussi fracassante soit-elle, devrait avoir un impact assez limité le 28 février prochain. La direction a beau avoir annoncé sa démission, ce n’est pas pour autant que tout est gelé aux Oscars. Leurs remplaçants doivent encore être élus et un débat doit avoir lieu sur le sujet. Il faut encore notamment discuter avec les professionnels du milieu. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que l’assemblée générale ne se réunira qu’après la cérémonie afin de « mettre en œuvre les mesures de modernisation annoncées ».

Est-ce que pour autant, on ne verra aucune différence lors de la cérémonie ? Pas si sûr. La raison est simple : les films primés ce jour-là ne sont pas encore établis. Les votes ne se clôtureront que le 25 février pour les votes papier, le 28 pour les votes en ligne. Le contexte de crise aux Oscars pourrait donc amener les votants à adapter leurs choix, surtout en ce qui concerne le collège des 4.700 membres de l’Académie constitués de professionnels du cinéma.

Les pressions se font d’ailleurs de plus en plus fortes sur ces derniers depuis la démission de la direction. Les féministes par exemple se réjouissent d’un tournant qui crédite leurs actions contre Roman Polanski et ne comptent pas lâcher l’affaire. « Imaginons la suite ? Nouveau collège de votants sans entre-soi masculin, opacité et sexisme. Et on finira bien par cesser d’acclamer des violeurs, pédocriminels en cavale ? », assène ainsi l’association « Osez le féminisme ». La cérémonie sera l’occasion de voir si ce contexte se concrétisera par un refus in fine par les votants de primer Roman Polanski ou le contraire.

 
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