«Esprits criminels»: 14 ans de harcèlement sexuel sur le tournage et Disney aurait fermé les yeux

Une partie du casting de la série américaine «
Esprits criminels
», en 2007.
Une partie du casting de la série américaine « Esprits criminels », en 2007. - BelgaImage

Le tournage d’« Esprits criminels », lieu de harcèlement sexuel. L’État de Californie a pris le problème à bras-le-corps en déposant plainte, à Los Angeles, contre CBS et Disney, accusés dans cette affaire d’avoir couvert les agissements de Gregory St. Johns, directeur de la photographie pour la célèbre série policière.

Ces accusations de harcèlement sexuel ne sont pas neuves. En 2018, le magazine Variety avait publié un article au sujet de ces accusations. L’homme incriminé dans cette affaire aurait ainsi « procédé à des attouchements sur des hommes membres de l’équipe et aurait pris des mesures de représailles contre ceux qui ont refusé ses avances », comme l’écrit BFMTV.

Comportement « fréquent » et qui se faisait « ouvertement »

Dans ce nouveau rebondissement, la Californie accuse donc les entreprises Disney et CBS d’avoir fermé les yeux sur un harcèlement sexuel long de 14 ans. « La plainte assure que l’équipe de production exécutive était au courant de ce comportement illégal et le tolérait, et qu’elle a licencié une dizaine d’hommes qui ont résisté au harcèlement de St. Johns », détaille le communiqué du département qui s’occupe des pratiques de travail équitables pour l’État en question.

Si Gregory St. Johns a été écarté en 2018 après que ses agissements ont été révélés par Variety, c’est désormais Disney et CBS qui sont dans le collimateur de la justice. D’ailleurs, l’enquête du département californien a débuté en mars 2019 et le pôle cherche désormais à obtenir une indemnisation pour dommages et intérêts pour les victimes présumées de ce directeur de la photographie.

Dans le document cité par nos confrères, on apprend notamment que Gregory St. Johns est accusé d’avoir touché les parties génitales de plusieurs hommes de l’équipe de tournage et qu’il a « embrassé ou caressé leur cou, leurs épaules et leurs oreilles ». Un comportement « fréquent » et qui, selon le communiqué, se faisait « ouvertement ». Pour l’heure, Disney et CBS n’ont pas donné suite à cette note.

 
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