Accusé d’antisémitisme et d’homophobie par Winona Ryder, Mel Gibson nie en bloc

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« C’est faux à 100 % », et Mel Gibson ne tergiversera pas. « Elle a menti à ce sujet il y a plus de dix ans, lorsqu’elle a parlé à la presse, et elle ment maintenant », établit le communiqué tapé par un représentant de l’acteur américain. Ce communiqué réagit aux récentes déclarations de Winona Ryder. Dans un entretien accordé au Times, l’actrice évoque la question de l’antisémitisme et Mel Gibson en prend pour son grade.

Les faits reprochés à l’acteur remontent à une fête. « Nous étions à une fête bondée avec l’un de mes amis. Mel Gibson fumait un cigare, et nous parlions tous et il a dit à mon ami, qui est gay : ‘Oh attends, je vais attraper le sida ? Et puis quelque chose est apparu à propos des Juifs, et il a dit : Vous n’êtes pas une resquilleuse de four, n’est-ce pas ? », raconte Winona Ryder au média britannique, comme le relate le Huffington Post.

« Je crois en la rédemption »

Les propos de l’actrice américaine de « Stranger Things », âgée de 48 ans, ont rapidement été démentis par Mel Gibson, via un communiqué envoyé à Variety. Ce n’est pas la première fois que Mel Gibson est lié à ce genre de polémiques. En 1991, il affirmait au quotidien El País qu’il ne serait jamais confondu avec un gay en raison de son apparence et de la façon qu’il a de se mouvoir. En 2006, il était même arrêté pour des propos antisémites. Qu’à cela ne tienne, en plus de réfuter l’anecdote choquante, le représentant de Mel Gibson assure que l’acteur n’a jamais cherché à s’excuser auprès de Winona Ryder : « Elle a menti à propos de lui essayant de s’excuser auprès d’elle à l’époque. Il l’a bien contactée il y a de nombreuses années pour la confronter à ses mensonges mais elle a refusé d’en parler avec lui ».

L’affaire aurait pu en rester là. C’était sans compter sur Winona Ryder qui a, elle-même, envoyé un contre-communiqué au Guardian : « Je crois en la rédemption et au pardon et j’espère que M. Gibson a trouvé un moyen sain de faire face à ses démons, mais je n’en fais pas partie. (…) En 1996, mon ami Kevyn Aucoin et moi avons reçu ses paroles haineuses. C’est un souvenir douloureux et vivant pour moi. Ce n’est qu’en acceptant la responsabilité de notre comportement dans cette vie que nous pouvons faire amende honorable et nous respecter vraiment les uns les autres, et je lui souhaite bonne chance dans ce voyage de toute une vie ». Voilà qui devrait clore cette épineuse querelle via communiqués interposés.

 
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Signé Stéphane Bern