Mort du réalisateur de «Midnight Express» Alan Parker à 76 ans

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Né à Londres le 14 février 1944 dans le quartier d’Islington, Alan Parker a succombé à une « longue maladie  », selon une porte-parole mandatée par sa famille. Sa filmographie comporte également « Mississippi Burning », « Evita » et « The Commitments ». Au total, ses œuvres, ont remporté 19 Baftas, 10 Golden Globes et 10 Oscars. L’académie des Oscars a rendu hommage dans un tweet à un « caméléon », un « extraordinaire talent  » qui « nous manquera beaucoup  ».

Alan Parker a fait ses premiers pas dans l’écriture et la réalisation dans le milieu de la publicité. Il réalise en 1975 son premier long-métrage au cinéma, « Bugsy Malone », un pastiche musical des films de gangsters des années 1920, interprété par des enfants. Son deuxième film, « Midnight Express » (1978), une plongée dans le calvaire d’un jeune Américain incarcéré dans une prison turque après avoir tenté de quitter la Turquie avec du haschisch, a remporté deux Oscars, six Golden Globes et quatre Baftas.

Le film portait à l’écran l’histoire de Billy Hayes, condamné à trente ans de prison en Turquie pour trafic de drogue après son arrestation en octobre 1970 et son évasion cinq ans plus tard. « Midnight Express » avait été frappé d’interdiction en Turquie après sa sortie, en raison de scènes de tortures et de brutalité jugées gratuites par les autorités, qui le considéraient comme « partial ».

Billy Hayes lui-même avait critiqué en 1999 le fait que « la plupart des événements du film  », dont le scénario a été écrit par Oliver Stone, n’étaient pas conformes aux faits qu’il avait racontés dans son livre. Après, « Fame » (1980), un hymne à la jeunesse et au spectacle, avait également été couronné de deux Oscars, ceux de la Meilleure musique et de la Meilleure chanson, il porte à l’écran en 1981 avec « Pink Floyd – The Wall », l’album du même nom, un film devenu culte auprès des fans du groupe de rock britannique.

Enorme perte

Sept ans plus tard, il s’intéresse au sort que subi par les noirs américains dans le sud des Etats-Unis dans les années 1960 avec « Mississipi Burning ». Le film, basé sur l’enquête du FBI sur la disparition de trois figures de la lutte pour les droits civiques, a suscité la controverse. Certains membres du mouvement lui ont reproché d’avoir trop romancé les événements et d’avoir présenté le FBI sous un jour trop favorable.

Son dernier grand succès remonte à 1996 avec Evita, un film musical dans lequel Madonna incarne l’actrice et femme politique argentine Eva Peron. Alan Parker était l’un des rares réalisateurs à « vraiment comprendre les comédies musicales à l’écran  », a tweeté le compositeur Andrew Lloyd Webber, qui avait travaillé avec lui sur ce long-métrage.

L’ancien président du festival de Cannes Gilles Jacob a salué un cinéaste « vif, brillant, prolifique  » et un « esprit sarcastique  ». Le « cœur brisé  » par la disparition d’Alan Parker, la productrice de James Bond Barbara Broccoli a déploré une « perte énorme pour le monde du cinéma  ». « Son travail mettait en exergue les éléments de sa personnalité que nous chérissions tant, intégrité, humanité, humour, irrévérence et rébellion, et surtout le spectacle  », a-t-elle ajouté.

David Puttman, qui a produit plusieurs des films d’Alan Parker, a rendu hommage à celui qui était son « plus vieil et plus proche ami  » et qui l’a « toujours impressionné par son talent  ». « Ma vie et celle de beaucoup d’autres personnes qui l’ont aimé et respecté ne seront plus jamais les mêmes  », a-t-il ajouté. Alan Parker laisse son épouse Lisa Moran-Parker, cinq enfants et sept petits-enfants.

 
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