«365 jours»: l’acteur Michele Morrone commente la polémique autour du thriller érotique de Netflix

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Michele Morrone est la star de « 365 jours », le film au cœur d’une grosse controverse depuis sa sortie sur la plateforme Netflix. Ses détracteurs affirment que le long-métrage polonais fait l’apologie du viol et a tendance à rendre le syndrome de Stockholm plutôt glamour. Le thriller érotique polonais n’en est pas moins un énorme succès et l’un des programmes les plus regardés sur la plateforme de streaming en cette année 2020.

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Pour le site E ! News, Michele Morrone est revenu sur cette polémique, qu’il dit « comprendre » tout en notant qu’il est « important de se rappeler que ce film est basé sur une œuvre de fiction ». Il détaille, comme l’épingle BFMTV  : « 365 jours était un livre à succès en Pologne avant d’être transformé en film. Quand des spectateurs regardent un film, je pense qu’ils savent que ce qu’ils voient à l’écran n’est pas toujours réel, mais que mon travail en tant qu’acteur est de le rendre réel, de les faire se connecter à Massimo même si c’est un patron de la mafia ».

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« Je pense que c’est une bonne chose »

L’acteur italien de 29 ans estime que « ce comportement est complètement inacceptable dans la vie réelle » et il « fait confiance au public pour comprendre que ce film est un fantasme ». Il poursuit : « Je pense que nous devons toutefois faire attention à ne pas limiter la création artistique. Je ne dirais pas qu’il faudrait interdire à un film de fiction comme celui-ci d’exister, parce qu’alors, qu’en est-il des films sur la guerre, les crimes, les meurtres et sur la mafia ? »

Le film s’affiche comme le « Cinquante nuances de Grey » polonais et s’inspire du best-seller d’E.L. James, par ailleurs déjà adapté au cinéma, avec Dakota Johnson notamment. Le synopsis est limpide, comme le vend Netflix : « Une femme de caractère dont le couple bat de l’aile tombe entre les mains d’un chef mafieux dominateur qui la séquestre et lui laisser un an pour tomber amoureuse de lui ». Michele Morrone, lui, confirme que les intentions du film n’étaient pas de « minimiser la réalité de la violence sexuelle dans le monde ». Il conclut et s’en sort avec une habile pirouette :

« Je ne veux pas que les gens pensent que ce comportement est correct. Il ne l’est pas. Je pense c’est une bonne chose que le film amène les gens à parler de ces questions, afin que nous puissions les sensibiliser davantage à notre société ».

 
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