Après les chevaux mutilés, les alpagas aussi touchés ?

Après les chevaux mutilés, les alpagas aussi touchés ?
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Les camélidés seraient-ils eux aussi frappés par la même série noire qui concerne les chevaux ? Ce jeudi 3 septembre, un alpaga, a en effet été retrouvé mort dans un champ du Lot-et-Garonne, mais ce qui a surtout attiré l’attention, c’est que son cadavre présentait une oreille sectionnée et la joue bien abimée. Des signes curieusement semblables à ceux constatés sur des chevaux et dont la nouvelle a fait le tour de la France.

La difficulté de trouver une explication

Après que le propriétaire de l’alpaga ait constaté la mort de son animal, celui-ci s’est rendu à la gendarmerie pour déposer plainte. Des vérifications techniques doivent être désormais apportées pour confirmer la cause du décès. Si la piste d’un acte criminel est privilégiée, la gendarmerie s’est refusée à faire un lien avec le cas des chevaux. Selon le propriétaire, un alpaga est un animal vif et dur à attaquer mais une mort due à la peur est possible, cette espèce ayant le cœur fragile.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses rumeurs courent pour expliquer ce genre de fait constaté surtout sur des chevaux qui vivaient dans des régions comme le Jura et le quart Nord-Ouest de la France (mais presque jamais dans le Midi ou dans le quart Nord-Est). Parmi les hypothèses mises sur la table, on trouve celui d’un défi lancé dans un groupe sur les réseaux sociaux, d’un élément destiné à détourner l’attention de trafics illégaux, voire de rites sataniques. Autre piste plus liée au contexte : avec le coronavirus, la suspension des paris hippiques aurait pu créer des tensions telles que certains auraient passé leurs nerfs sur les chevaux. Mais le fait que les haras professionnels ne soient pas visés rend cette thèse peu probable.

Le Monde, de son côté, montre aussi qu’une autre explication est possible : une cause naturelle. Plusieurs pays ont en effet déjà connu ce phénomène par le passé, comme la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou les USA. Si l’explication tenait parfois à une cause humaine, la majorité des cas relevait en réalité de charognards. Certains décès étaient ainsi naturels et avant que les cadavres ne soient retrouvés, des renards, buses ou autres pouvaient avoir commencé à se nourrir. Mais dans le cas présent, toutes les attaques ne peuvent s’expliquer de cette façon-là à cause de la précision dont elles relevaient. Une autre possibilité enfin, toujours d’abordée par Le Monde : il est probable que certains chevaux se mutilent eux-mêmes, certains pouvant même s’infliger de graves blessures de cette façon.

 
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