Christian Quesada s’attaque à C8 dans une lettre

Christian Quesada s’attaque à C8 dans une lettre
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Les mois ont passé mais l’affaire continue à faire du bruit. Dernier épisode en date : l’émission « Touche pas à mon poste » (TPMP) a voulu donner la parole à Christian Quesada depuis sa prison de Bourg-en-Bresse. Le but : lui permettre de répondre après deux documentaires réalisés par C8 sur son procès pour lequel il a été condamné pour « corruption de mineures » et « détention et diffusion d'images pédopornographiques ». Mais Christian Quesada n’a pas vraiment été dans l’optique de remercier TPMP pour ce droit de réponse.

« Un procès plus virulent que pour Fourniret, Lelandais ou Abdeslam » ?

Le champion déchu de l’émission de TF1 a néanmoins tenu à répondre à Guillaume Genton, le chroniqueur de Cyril Hanouna et au passage réalisateur des deux documentaires cités ci-dessus. « Pensez-vous réellement que je vais consacrer du temps à quelqu'un travaillant pour une chaîne où depuis 15 mois vous n'avez eu de cesse de manier lynchage médiatique, insultes, diffamation pure et simple, et pire, calomnie, à mépris de la plus élémentaire présomption d'innocence », commence-t-il.

« Je vous rappelle que les faits pour lesquels j'ai été interpellé sont certes graves, condamnables (et donc condamnés) mais cela reste des délits, passibles de correctionnelle, qui, par un aveuglement haineux (motivé par une course au buzz) se sont transformés en un procès cathodique plus virulent que pour Fourniret, Lelandais ou Abdeslam », écrit-il en bas de cette page. « Vous remercierez votre patron pour cette phrase collector à propos de Michel Cymes : "Je suis contre l’acharnement médiatique". Non mais lol quoi », conclut-il.

Guillaume Genton précise de son côté que s’il a pris l’initiative de lui demander son avis, c’était pour une bonne raison. Il voulait en effet aller au bout de sa démarche commencée avec ses documentaires où il donnait la parole aux victimes présumées de viol de Christian Quesada : « Au final on avait toutes les versions de l’affaire, sauf sa version à lui. On a décidé de lui écrire en prison […] On a envoyé la lettre un peu comme une bouteille à la mer et il nous a répondu deux mois plus tard », dit-il.

Pour rappel, Christian Quesada a été condamné le 8 avril dernier à trois ans de prison ferme, sans compter cinq ans de suivi socio-judiciaire et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern