Inédits de Johnny Hallyday: la source bientôt tarie?

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« Deux sortes d’hommes », le blues exhumé par Warner, la dernière maison de disques du « Taulier » décédé en 2017, est un cas particulier. « On n’a pas vraiment fait de recherches d’inédit, en toute sincérité, confie à l’AFP Bertrand Lamblot, directeur artistique sur ce projet. C’est un morceau des sessions de ‘Rester vivant’ (2014), mixé, mastérisé, validé par Johnny, mais pas retenu sur le disque. On l’avait oublié, car on avait avancé ensuite sur d’autres projets, comme ‘De l’amour’ et ‘Mon pays c’est l’amour’».

« Après son décès, on avait même dit dans une conférence de presse qu’on n’avait pas d’inédit de Johnny dans les tiroirs. Mais le management de Pierre-Yves Lebert, qui avait écrit les paroles, et de Daran, pour la musique, nous a appelés pour dire que ce titre existait. Et on l’a retrouvé dans le disque dur de la session d’enregistrement  ».

« Doigts d’une main »

Ce type de trouvailles (morceaux en studio jamais publiés) va se raréfier avec le temps. « Johnny n’était pas du genre à laisser traîner des titres dans un placard, quand il avait beaucoup de morceaux, il faisait un double album », explique à l’AFP Michel Jankielewicz, conseiller artistique pour l’œuvre de Johnny, dans le cercle de Laeticia Hallyday, veuve de la star. C’est ce qu’avançait aussi auprès de l’AFP Xavier Perrot, responsable artistique du catalogue Hallyday chez Universal – maison de disques historique de l’ex-idole des jeunes – au printemps, au moment de la sortie de « La nuit avec moi », inédit qui dormait sur des bandes de 1969.

Certes, Universal dispose encore de bandes des sessions d’enregistrement de Johnny – « c’est notre trésor, ça se présente comme des bobines d’un peu moins de 30 cm de diamètre  » – qui reposent, « à hygrométrie et température constantes dans un entrepôt aux environs de Paris », détaillait Xavier Perrot.

Mais le responsable soulignait : « À mon avis, si on en trouve (d’autres inédits), ça se comptera sur les doigts d’une main. Avec le numérique, on peut tout conserver d’une session d’enregistrement. Mais avec des bandes, quand il fallait faire de la place, certains choix ont été radicaux et des choses supprimées  ».

Les braises de la « Johnnymania »

Ce qui n’empêchera pas de souffler sur les braises de la « Johnnymania », entre captations de concerts ou autres. Warner, dans le prolongement de « Deux sortes d’hommes », proposera ainsi le 23 octobre des coffrets (combinaisons entre CD, CD+DVD, vinyles, etc) incluant notamment deux films – un sur le dernier roadtrip de Johnny et sa bande à moto aux USA ; l’autre sur les coulisses de sa tournée américaine de 2014 – et un double album live inédit enregistré à New York.

Michel Jankielewicz fourmille d’idées. Il évoque ainsi, entre autres, un documentaire « en écriture  », sur la période « de l’après Vegas (1996), une période un peu difficile, jusqu’aux concerts du Stade de France (1998) et de la tour Eiffel (2000)  », un double album live inédit tiré de concerts à Bercy « qui pourrait se combiner avec un show avec des images projetées à Bercy, mais il faut attendre un meilleur contexte sanitaire  », ou encore une comédie musicale avec des chansons du « Patron », « façon Mamma Mia !  ».

Par ailleurs, la ferveur dans l’édition est toujours là. Le livre « Johnny Hallyday et ses anges gardiens, la vérité enfin révélée », sortira ainsi le 6 novembre (éditions Casa). L’ouvrage, écrit à partir des souvenirs d’hommes à tout faire du chanteur, consulté par l’AFP, cible les fans, notamment pour les photos rares qui y sont présentées.

 
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