Miss France: Sylvie Tellier regrette l’exclusion d’une candidate pour son combat contre le cancer du sein

Miss France: Sylvie Tellier regrette l’exclusion d’une candidate pour son combat contre le cancer du sein
BelgaImage

L’affaire avait fait beaucoup de bruit en août dernier. A ce moment-là, une candidate au titre de Miss Guadeloupe, et donc de Miss France, Anaëlle Guimbi, découvre avec stupeur qu’elle est exclue du concours. Motif : elle apparaît sur des images dénudées prises dans le cadre d’une campagne de lutte contre le cancer du sein. Le contexte est louable mais la sentence implacable. Une décision sur laquelle est revenue Sylvie Tellier lors d’une interview à TV Mag, en avouant que cette polémique a eu un grand impact émotionnel sur elle.

Un contexte ignoré ?

Juste avant d’aborder ce point, la directrice du concours Miss France semble pourtant être une femme assez confiante et sûre d’elle. Elle explique ainsi qu’« il ne faut pas confondre dureté et force ». « Je sais ce que je veux et je ne plie pas facilement face à la critique ». Mais juste après, alors qu’elle est interrogée sur le poids réel de ces attaques sur elle, elle avoue que l’éviction d’Anaëlle Guimbi a représenté une grande source de stress.

« Bien sûr, et j’en souffre beaucoup », avoue-t-elle pour commencer. « Ce n’est pas parce que je suis forte que je suis insensible, au contraire. Je prends tout très à cœur. Nous accuser d’exclure une candidate au motif qu’elle s’est engagée en faveur du cancer du sein m’a fait très mal dernièrement. Anaëlle Guimbi a été exclue du concours parce qu’elle n’a pas fourni les photos pouvant être considérées comme contraires au règlement lors de son inscription. Nous avons jugé le manquement au règlement et non le contexte de la photo, que nous ignorions, malheureusement. Il y a cinq ans, nous avons créé, avec d’anciennes Miss France, l’association les Bonnes Fées, qui finance des actions auprès des femmes touchées par le cancer du sein. Je vous laisse donc imaginer à quel point j’ai souffert de cette polémique », conclut-elle.

A l’époque des faits, Sylvie Tellier avait pourtant déclaré être au courant du fait que les photos en cause n’avaient pas été réalisées dans un cadre purement sexuel. « Même s’il est évident que ces photos n’ont rien d’obscène ou d’érotique, nous avons appliqué le règlement pour éviter toute procédure à l’encontre de l’association de Guadeloupe », avait-elle alors justifié, ce que sa prédecesseure Geneviève de Fontenay avait fortement critiqué. Elle avait même déclaré que si « la cause était belle », ce cas « ne pouvait pas faire exception ». La candidate avait de son côté courbé l’échine, avec une pointe d’amertume. « En effet, les photos que vous voyez s’avèrent être contraire aux valeurs de Miss France. Les règles sont ce qu’elles sont, je m’incline mais je continuerai toujours à défendre les valeurs qui me sont chères comme ce combat contre le cancer du sein », avait-elle écrit sur Twitter.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern