La famille réfute la thèse du suicide de Christophe Dominici

Christophe Dominici.
Christophe Dominici. - Belgaimage

L’ancien rugbyman Christophe Dominici a été retrouvé mort ce mardi 24 novembre dans le Parc de Saint-Cloud, à proximité de Paris. Si les causes de son décès n’ont pas encore pu être établies à ce stade de l’enquête, la famille et l’épouse du sportif, Loretta Denaro, rejettent la thèse du suicide.

Un cycliste qui passait par là aurait aperçu l’ex-ailier chuter lourdement d’une dizaine de mètres du toit de l’ancienne caserne de Sully. « Une chute difficile à interpréter », a-t-il confié aux policiers. Rien ne prouve pour le moment que le joueur du XV de France ait absorbé des substances psychotropes ou non, ni qu’il se soit donné la mort. L’intervention d’un tiers a cependant pu être écartée.

Des envies suicidaires évoquées dans sa biographie

Dans sa biographie sortie en 2007 aux éditions du Cherche midi, « Bleu à l’âme », le rugbyman avait confié avoir souffert de plusieurs épisodes de dépression, notamment en 2000, à la suite de son divorce d’avec sa première femme, Ingrid. « Pour rappeler tout à l’heure le parallèle entre le décès de ma sœur et la séparation avec mon ex-femme, j’ai très mal vécu… Je ne dormais plus et j’ai passé vingt-quatre jours sans dormir. Je devais continuer d’être performant au rugby mais je n’y arrivais plus trop », avait-il affirmé sur le plateau d’On n’est pas couché. À un autre moment, il déclarait : « J’ai quelque chose qui a pété dans ma tête quand on m’a emmené voir un spécialiste des troubles psychologiques des sportifs de haut niveau, confiait-il. J’étais à deux doigts de me jeter sous un bus car la douleur morale agissait physiquement sur moi… »

Selon L’Équipe, Christophe Dominici avait passé un « court séjour en milieu hospitalier courant juin pour soigner une nouvelle dépression. »

 
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