Amour: quelles «bonnes résolutions» pour 2021?

L’année 2020 fut pour le moins chahutée et on s’empresse de l’oublier pour repartir du bon pied ! Et pourquoi ne pas perpétuer la tradition très occidentale des « bonnes résolutions » ? Même si la plupart d’entre elles - 88 % !- sont abandonnées selon une étude menée par Richard Wiseman de l’Université de Bristol, elles peuvent nous aider à améliorer nos vies, notamment amoureuses.

Voici les suggestions de Caroline Kruse, conseillère conjugale et familiale, thérapeute de couple et auteure du «   Savoir vivre amoureux » paru aux éditions Le Rocher Poche.

L’année 2020 a été particulièrement difficile. Les couples ont fait, durant cette succession de confinement, déconfinement, reconfinement, l’expérience d’une possible reconfiguration de leur relation. Comment tirer parti de ce qu’ils ont compris, appris chacun sur eux-mêmes, sur l’autre et sur leur couple dans cette période si complexe ? Quelles résolutions peuvent-ils prendre en pariant sur un avenir encore rempli d’incertitudes ?

« On le sait, les résolutions du Nouvel an sont faites pour être énoncées mais pas forcément, en tout cas pas toutes, tenues. Cela n’empêche pas de vouloir en prendre parce qu’elles sont malgré tout signes d’espoir, de promesses, marques de confiance. »

Quelles sont les 3 bonnes résolutions que vous conseillez ?

Trois ou quatre bonnes résolutions suffiront car il faut se fixer des objectifs atteignables et en nombre raisonnable.

Une bonne idée pour les choisir pourrait être que chacun demande à son conjoint de faire la liste des 4 « bonnes résolutions » (atteignables) qu'il aimerait nous voir prendre en lui disant qu'on va essayer d'en tenir dans sa liste , disons deux ou trois. Ou, en plus ludique, vous listez chacun 4 choses dont vous imaginez que l’autre aurait envie et sur lesquelles vous pourrez vous-mêmes vous engager. Comparez. Et, ensemble, prenez la résolution d’en réaliser une ou deux dans chaque liste.

Deuxième « bonne résolution » : accepter à l’avance de ne pas pouvoir tenir toutes ses promesses et accepter que l’autre aussi n’y parvienne pas. Faute de quoi on risque de mettre en route la pire ennemie du couple : la fabrique de la déception.

Troisième : si on sent que le mécanisme conflictuel ou « déceptif » commence à s’enclencher, ne pas attendre qu’il soit trop tard et aller consulter un professionnel qui vous aidera à mobiliser ensemble vos ressources. Cette démarche est aussi une manière de signifier que, cette année, on ne renoncera pas à garder son couple inventif et vivant.

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