Les amateurs de films d’horreur mieux préparés pour affronter la pandémie

Les amateurs de films d’horreur mieux préparés pour affronter la pandémie
BelgaImage

C’est une étude qui a de quoi surprendre mais les résultats sont tout à fait sérieux. L’Université de Pennsylvanie vient de publier ce mois-ci les résultats d’une recherche insolite dans la revue « Personality and Individual Differences ». Le but : voir si regarder des films d’horreur, et plus spécifiquement ceux liés aux zombies et au survivalisme, pourrait aider à surmonter l’épreuve de la crise du Covid-19. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la réponse est oui, et ce pour des raisons somme toute logiques.

Une autoformation à la pandémie

Pour arriver à cette conclusion, Coltan Scrivner, spécialiste de psychologie de l’horreur, a questionné 310 fans de ce type de film. En étudiant leur état de santé mentale, il s’est rendu compte que ceux-ci étaient moins impactés par le poids psychologique que fait peser la crise. De plus, ils ont montré une plus grande résilience face au type de difficultés liées au confinement et ils ont mieux adopté les gestes barrières.

Pour Coltan Scrivner, ce sont les points communs entre ce genre cinématographique et la crise actuelle qui expliquent ces résultats. Un constat qui vaut particulièrement pour les films de zombies. « Bien que ce soit exagéré dans les films, cela ressemble d’une certaine manière aux vraies pandémies. Ils savent ce qu’il faut acheter en période de pandémie et ne sont pas surpris par les conséquences. En plus d’apprendre comment se comporter dans des conditions dangereuses, ils savent gérer leurs propres émotions », explique-t-il au journal The Indian Express.

L’étude montre qu’au-delà des films de zombie, ces résultats valent aussi pour ceux liés au survivalisme. La détresse psychologique est moins présente puisque ces personnes ont déjà été habituées à voir à quoi pouvait ressembler une pandémie. Et vu qu’heureusement, la réalité ne rattrape généralement pas la fiction, ils sont plus sereins. Est-ce que cela veut dire qu’il faut se gaver de films d’horreurs pour être plus zen en temps de Covid ? La question est posée.

 
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Signé Stéphane Bern