Avec sa nouvelle série «Paris Police 1900», Canal+ se penche sur la barbarie de la «Belle Époque» française

Avec sa nouvelle série «Paris Police 1900», Canal+ se penche sur la barbarie de la «Belle Époque» française
Capture d’écran Youtube

Une valise sanglante trouvée dans la Seine au moment où la France se déchire sur l’affaire Dreyfus : Canal+ dégaine lundi sa nouvelle série, « Paris Police 1900 », un polar politico-historique entre western et roman noir qui jette une lumière crue sur la «  barbarie » de la Belle époque.

Preuve du retour en grâce des séries en costumes d’époque dans la fiction française après «  Le Bazar de la charité » (TF1) et « La Garçonne » (France 2), cette création originale de la chaîne cryptée sera lancée le même jour qu’une mini-série sur Voltaire, sur France 2.

À l’origine du projet, l’envie «  de renouveler le genre policier, très populaire, mais dans lequel il est difficile d’inventer des choses nouvelles » a expliqué Fabrice de La Patellière, directeur de la fiction de Canal+, en quête d’un nouveau succès maison digne de « Braquo » et « Engrenages ».

La série, d’un budget de 2 millions d’euros pour chacun de ses 8 épisodes de 52 minutes, a été créée par le scénariste de BD et auteur de la série « Guyane » (Canal+) Fabien Nury. Elle est coproduite par Emmanuel Daucé (« Un village Français »).

« Paris Police 1900 » démarre ainsi en… 1899, à la veille du deuxième procès d’Alfred Dreyfus, officier juif alsacien accusé à tort de haute trahison.

Le président Félix Faure vient de mourir en pleins ébats avec sa maîtresse Marguerite Steinheil (Evelyne Brochu) qui sera recrutée comme moucharde par un inspecteur corrompu (Thibaut Evrard).

Louis Lépine (Marc Barbé) – inventeur du concours du même nom – est rappelé à la tête de la préfecture de police de Paris pour maintenir l’ordre face aux ligues nationalistes, antisémites et aux anarchistes.

Dans le même temps, un jeune inspecteur ambitieux (Jérémie Laheurte) enquête sur la mort mystérieuse d’une femme dont le corps mutilé a été repêché dans la Seine. Aidé de l’avocate Jeanne Chauvin (Eugénie Derouand) – vraie pionnière d’une profession alors interdite aux femmes – il va découvrir un lourd secret d’État…

Violence politique et conjugale

Fruit d’un an de documentation, cette fiction «  extrapole » plus qu’elle «  n’invente », selon Fabien Nury. Il s’est inspiré de faits réels comme «  l’affaire de la valise sanglante », non résolue et rapportée dans les journaux de l’époque, ou du « Fort Chabrol », nom du siège mené rue de Chabrol (Xe arrondissement) pendant 38 jours face à la police par une douzaine de fidèles de Jules Guérin (Hubert Delattre), directeur du journal « L’Antijuif ».

Si l’époque est associée au progrès, avec notamment les débuts de la police scientifique, le déploiement du téléphone dans les services de police et des brigades cyclistes par Lépine, sa «  barbarie » a «  sauté aux yeux » du scénariste.

«  J’ai essayé de restituer ce que j’avais lu, la violence politique et conjugale insensée, l’incroyable dureté du droit de l’époque », dit Fabien Nury. Quitte à s’appuyer sur des scènes très crues, voire insoutenables.

«  J’ai halluciné en me documentant sur les violences antisémites », ajoute Fabien Nury, citant le «  tabassage de gens parce qu’ils lisaient l’Aurore », le journal dans lequel Zola a publié son célèbre « J’accuse », ou un discours «  abject » mais «  authentique » de Jules Guérin retranscrit dans la série.

Autre «  choc », la «  dictature masculine » d’une société où une «  femme infidèle peut être répudiée alors qu’il y a des bordels dans tout Paris ».

«  La période elle-même ne se voyait pas comme belle, elle s’imaginait à travers les polars de (Pierre) Souvestre et (Marcel) Allain », créateurs de Fantômas, de Maurice Leblanc, père d’Arsène Lupin… souligne le scénariste.

Fabien Nury travaille d’ores et déjà sur une deuxième saison, située en 1905.

AFP

 
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