Accusé d’actes de cruauté sur son chien, le rappeur Leto risque deux ans de prison

Accusé d’actes de cruauté sur son chien, le rappeur Leto risque deux ans de prison
D.R.

Vendredi dernier, la détresse d’un American Staff de 11 mois a nécessité l’intervention des forces de l’ordre et de l'association Action protection animale. Un chien qui n’est pas n’importe lequel puisque selon les informations du Parisien, il s’agit de celui du rappeur Leto. Aujourd’hui, ce dernier est accusé avec son frère d’avoir « enfermé jour et nuit » l’animal sur un balcon, en lui réservant les pires sévices.

Des clips jusqu’au balcon

Comme l’explique Anne-Claire Chauvancy, présidente d'Action protection animale, la police a retrouvé le chien dans un état lamentable. « Tous les voisins l'entendaient pleurer quotidiennement, cela durait depuis le mois de septembre », dit-elle. L’American Staff « hurlait à la mort » et ce pendant des mois. Il vivait ainsi sur « un balcon insalubre », où « urines et excréments jonchent le sol ». « Qua nd on lui a ouvert, il était surexcité à l'idée de sortir. C'est un Staff tout en muscles qui a besoin de se dépenser ».

Selon l’entourage du rappeur, Leto aurait confié le chien à son frère, qui habite dans le XVe arrondissement de Paris. C’est là que l’animal a été retrouvé, avant d’être mis dans un refuge. Leto, comme son frère, pourraient aujourd’hui subir une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Le rappeur s’est défendu depuis en avançant une explication sur Twitter : « Je tenais à rétablir la vérité suite aux accusations parues dans Le Parisien aujourd’hui. Y’a 7 mois, j’ai dû donner mon chien à une nouvelle famille. Cette famille n’a jamais fait les démarches pour en déclarer la propriété. Je découvre comme vous les atrocités qu’il subit depuis ».

La justice doit désormais établir la part réelle des responsabilités de chacun. Quoi qu’il en soit, l'association Action protection animale est frappée par le destin de ce chien que Leto montrait auparavant fièrement dans une série de clips musicaux. « Ça a été un faire-valoir comme ça peut l'être dans ces clips », estime Anne-Claire Chauvancy. « Quand il n'en a plus eu besoin, il ne s'en est plus occupé. On sait rarement comment ces animaux sont traités après ces tournages. Cela ne veut pas dire que c'est une généralité ».

 
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