Line Renaud interpelle les députés français à propos de la loi sur la fin de vie

Line Renaud interpelle les députés français à propos de la loi sur la fin de vie
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Ce samedi 3 avril, Line Renaud a publié sur les réseaux sociaux une lettre sur la proposition de loi pour un droit à l’euthanasie en France. Elle s’adresse ainsi directement aux députés de l’Assemblée nationale, où le texte doit être débattu le 8 avril prochain. Mais alors que les obstacles à son adoption s’accumulent, l’actrice a voulu prendre la parole pour peser dans le débat.

« Je compte sur vous qui nous représentez »

Line Renaud voit en effet dans cette loi « un progrès essentiel qu’on ne doit plus empêcher ». Cette proposition de loi « touche à notre bien le plus précieux, la liberté. Notre liberté ultime et souveraine: celle de mourir dans la dignité ! », dit-elle. « Ayant vécu libre et digne, je ne peux imaginer mourir enchaînée et contrainte. Si notre vie nous appartient, il doit absolument en être de même pour notre mort ».

Elle raconte ensuite les « fins de vie ô combien douloureuses », celles « de son mari, de sa mère, de tant de malades du Sida ». « Je compte sur vous qui nous représentez, pour le 8 avril, voter cette loi qui enfin donnera à chacun et chacune la possibilité de choisir sa fin de vie. Songez à notre humanité et faites que notre liberté demeure entière jusqu’au dernier souffle ! », conclut Line Renaud.

Cette prise de position n’est pas étonnante vue que l’actrice est la marraine de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD). Actuellement, la loi française permet simplement une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour les malades dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». L’application de ce texte dans la réalité est fortement critiquée et des Français continuent de se rendre en Belgique, où l’euthanasie est permise pour les patients en phase terminale selon certains critères préalables.

La proposition de loi sur la fin de vie se veut aujourd’hui une réponse à cette situation mais le débat s’annonce compliqué à l’Assemblée nationale. Elle divise la majorité présidentielle et près de 3.000 amendements ont été déposés, dont les trois quarts viennent de députés du parti de droite LR, pour empêcher son adoption.

 
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