Virgin Galactic va envoyer dans l’espace une chercheuse star de TikTok

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Une manière pour Virgin Galactic d’affirmer son ambition de faire voler, outre de riches clients pouvant se payer un billet à plus de 200.000 dollars pour le plaisir du voyage, des scientifiques ayant pour but de faire avancer la recherche - et sachant communiquer sur le sujet. L’essor de l’industrie commerciale spatiale « change totalement la donne, c’est un tournant pour la possibilité qu’ont les chercheurs de conduire des expériences » en apesanteur, a déclaré à l’AFP l’heureuse élue, chercheuse en bio-astronautique (étude de l’effet de l’espace sur le corps humain) à l’Institut international de sciences aéronautiques.

Forte de plus de 400.000 abonnés sur le réseau de vidéos courtes TikTok et 130.000 sur Instagram, Kellie Gerardi est également l’auteure d’un livre cherchant à populariser l’idée d’un secteur spatial accessible à tous. Sa première expérience, nommée Astroskin, consistera en des capteurs placés sous sa combinaison pour collecter des données biométriques. Le dispositif a déjà été testé à bord de la Station spatiale internationale (ISS), mais jamais durant des phases de décollage et d’atterrissage.

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La deuxième visera à étudier le comportement de liquides dans l’espace. Le vaisseau de Virgin Galactic est encore en phase de test mais l’entreprise, qui n’a pas donné de date pour ce vol, promet le début des opérations commerciales régulières début 2022. Il ne s’agit pas d’une fusée classique mais d’un avion porteur qui décolle d’une piste puis largue en altitude le vaisseau accroché sous lui, qui allume ses moteurs jusqu’à atteindre l’espace. Il redescend ensuite en planant.

Quelques minutes seulement dans l’espace, n’est-ce pas trop court? « C’est le rêve », dit la chercheuse, qui jusqu’ici n’a pu embarquer qu’à bord de vols paraboliques ne procurant que quelques secondes de micropesanteur. Ces vols sont réalisés dans des avions classiques qui s’inclinent tour à tour fortement vers le ciel, puis le sol. Et lorsque les expériences sont envoyées vers l’ISS, elles y restent plusieurs mois, mais alors les chercheurs « ne peuvent pas voler avec », explique Kellie Gerardi. « Ils ne peuvent pas les manipuler, ou les réparer » si nécessaire. Avec la solution de Virgin Galactic, qui ambitionne de réaliser jusqu’à 400 vols par an, « on pourrait valider des données encore et encore, sans avoir à attendre des années avant une nouvelle opportunité de vol », se réjouit-elle.

 
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