La vidéo d’une jeune fille qui danse suivie d’une décapitation provoque l’horreur sur les réseaux sociaux

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La vidéo, quasiment introuvable maintenant montrait une jeune fille en t-shirt noir et short blanc dansant, puis une vidéo de décapitation au Mexique arrive brusquement. C’est RTL Info qui fait remonter cette information suite à des alertes que des internautes ont envoyées. Dans les commentaires, il est possible de lire : « PRÉVENEZ LES PARENTS D’ENFANTS !!! Depuis quelques jours, une vidéo circule. On peut apercevoir une jeune fille qui fait une danse, jusqu’ici tout va bien. Ensuite, un homme arrive et l’égorge de sang-froid. Toute la scène est visible, c’est totalement immonde que ce genre de vidéo puisse être publiée en 2021!! » ou bien « La vidéo d’une petite fille qui se fait décapiter tourne sur quasiment tous les réseaux sociaux malheureusement les jeunes cliquent sur le lien par curiosité ».

En effet, ces images dramatiques peuvent être très traumatisantes pour tous les publics et ne devraient pas se trouver sur les réseaux sociaux. Des personnes malsaines partagent ces contenus ou demandent ou se les procurer. De nombreux appels et quelques articles incitent à ne pas regarder cette vidéo horrible. Le fait qu’elle soit apparue et qu’elle ai eu le temps de toucher un large public est aussi la preuve des failles du système de contrôle des contenus sur les réseaux sociaux.

Un montage vidéo

D’après RTL Info, à l’exception de quelques rares sites qui ne sont plus accessibles désormais, la vidéo n’est plus disponible. Le montage des deux vidéos est composé pour deuxième partie de ce qui semble être un règlement de compte envers un voleur de voiture, au Mexique en 2019, une explication que rapporte aussi Libération.

RTL Info a continué son enquête en contactant Google Belgique. Le géant rapporte que les systèmes automatisés de Youtube aident à supprimer plus facilement les contenus susceptibles d’enfreindre les règlements des plateformes. Cette réponse n’est pas convaincante, bien que Google assure supprimer plus de 9,3 millions de vidéos entre octobre et décembre 2020. Des incidents se produisent tout de même comme celui de la vidéo de la jeune fille suivie de la décapitation.

Quant aux responsables de TikTok, RTL Info a contacté les porte-parole. Ils répondent : « La vidéo originale a rapidement été supprimée et nos systèmes détectent et bloquent de façon pro-active toute nouvelle tentative de téléchargement du clip – empêchant tout comportement malveillant – avant même qu’il ne puisse être vu. Nous présentons nos excuses aux membres de notre communauté, y compris à nos équipes de modérateurs, qui ont pu visionner ce contenu ».

10.000 modérateurs chez TikTok

L’occasion de revenir sur ce métier caché des modérateurs des réseaux sociaux, qui passent leurs journées à vérifier les contenus des vidéos suspectes. Un travail éprouvant puisque ces hommes et ces femmes sont confrontés à des images violentes et dures toute la journée. Pour faire ce travail de modération, TikTok explique combiner trois types de filtres : des robots qui automatisent la recherche de contenu indésirable, des modérateurs humains et les utilisateurs qui ont la possibilité de signaler un contenu ou des commentaires.

TikTok a basé ses bureaux pour ses modérateurs à Dublin en Irlande, avec des équipes pour chaque langue et pays. Une façon pour le géant d’avoir une meilleure appréhension des sensibilités culturelles. Le géant des réseaux sociaux embauche 10.000 personnes pour réaliser ces modérations.

Les porte-parole de TikTok partagent leurs résultats : « Au cours du second semestre 2020, près de 90 millions de vidéos ont été supprimées au niveau mondial pour violation de nos Règles communautaires ou de nos Conditions de services, soit moins de 1 % de toutes les vidéos téléchargées sur TikTok. 92,4 % de ces vidéos ont été supprimées avant de faire l’objet d’un signalement et 83,3 % l’ont été avant d’avoir été visionnées ne serait-ce qu’une fois ».

Malgré tout, certaines photos arrivent à fuiter, provoquant des traumatismes pour le public. Ce genre de vidéos est aussi un terrible rappel de tout ce qu’on peut trouver sur internet, beaucoup plus vaste que les simples accès que nous donnent les grands moteurs de recherche.

 
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