Scandale à Oxford, des étudiants enlèvent le portrait de la reine d’Angleterre

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Un débat très houleux vient de démarrer à Oxford. Des étudiants ont décidé de retirer le portrait de la reine Élizabeth II d’une des salles commune de l’université. Pour eux, la figure de la monarchie est aussi celle du colonialisme et de son histoire. Il est vrai que pendant plusieurs siècles la Grande-Bretagne, grande puissance coloniale, a été la « pieuvre » du colonialisme en possédant près de la moitié des terres du globe. Un passé important, dérangeant même pour certain mais indéniable.

Des étudiants de la prestigieuse université membres du comité de la Middle Common room (MCR) se sont rassemblés pour voter ce décrochage. Ils ont justifié ce choix ainsi dans leur compte rendu : « Pour certains étudiants, les représentations de la monarque et de la monarchie britannique représentent l’histoire coloniale récente » comme le rapporte le Times.

Pour le ministre de l’Éducation, Gavin Williamson, c’est l’incompréhension. Cette décision lui semble « absurde ». Les questions de l’histoire coloniale ne sont pourtant pas nouvelles dans le pays depuis des années et elles ont gagné en écho avec le développement du mouvement Black Lives Matter.

Le ministre et la presse s’insurgent

Dans un poste sur Twitter, le ministre écrit : « Les étudiants de l’Université d’Oxford qui décroche le portrait de la reine sont simplement absurdes. La reine est la cheffe de l’État et un symbole de ce qui est le mieux à propos du Royaume-Uni. Pendant son long règne, elle a travaillé sans relâche pour promouvoir les valeurs de la tolérance de l’inclusivité et du respect à travers le monde ».

La presse britannique s’étrangle elle aussi de cette nouvelle. Le Telegraph parle de la reine comme de « la plus récente victime de la cancel culture ». Daily Express s’insurge avec en Une « Comment osent-ils  ?! ».

Les étudiants du MCR ont défendu leur action. Pour eux, le fait de décrocher le portrait n’est pas une « position » contre la reine ou la famille royale, mais un moyen de rendre la salle commune un lieu neutre et accueillant pour les membres. Ils ont aussi ajouté qu’il y avait d’autres endroits pour accrocher son portrait.

Liberté d’expression et débat

La présidente du Magdalen College rappelle que cette décision ne concerne pas tous les étudiants de l’université mais que c’était une décision qui devait être entendue au nom de « la liberté d’expression et du débat politique ».

En Belgique aussi, le débat n’est pas totalement inconnu. Il y a quelques années, des étudiants anarchistes de l’ULB avaient tagué un portrait du roi Léopold II qui se trouvait dans une salle d’étude. Ce portrait ainsi modifié a été sujet d’un débat entre les professeurs et le rectorat pour savoir s’il fallait remettre le portrait en place et s’il fallait le nettoyer ou non.

 
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