À la télé ce soir: «Stalingrad» ou «Descent»

Capture d’écran - Youtube
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« Stalingrad », à 22h20 sur Club RTL

de Jean-Jacques Annaud (2001)

Automne 1942. Le IIIème Reich allemand est au faîte de sa puissance. Une ville, une seule, sépare encore Hitler de la victoire totale en Europe. Cette ville revêt aux yeux du Führer une importance emblématique. Elle porte le nom de son dernier adversaire sur le continent, elle s’appelle Stalingrad, la ville de Staline. Qu’elle tombe et la guerre sera gagnée. Dans la cité martyre écrasée sous les bombes, Vassili Zaitsev, un jeune Russe, est jeté comme des milliers d’autres dans l’enfer de cette bataille perdue d’avance. Doué d’une stupéfiante adresse au tir, forgée à la chasse aux loups dans son enfance, Vassili est remarqué par un officier politique de son âge.

« Descent », à 21h30 sur BE1

Kiki Bosch est une apnéiste professionnelle qui plonge dans les eaux les plus froides de la planète, sans bouteille et sans combinaison, endurant à chaque plongée les températures les plus glaciales. S’appuyant sur les effets curatifs de l’immersion en eau froide pour surmonter le traumatisme d’une agression sexuelle, Kiki ne cesse de repousser ses limites physiques et psychologiques pour oublier ses cicatrices et franchit des frontières que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer. Être témoin de l’implication de Kiki dans son sport et de sa capacité à surmonter une peur et un inconfort intenses est tout aussi impressionnant que les séquences sous-marines.

Les étoiles de Dominique Deprêtre

« La rage au ventre », à 20h00 sur Club RTL – Trois étoiles

d’Antoine Fuqua (2015)

Le réalisateur de « Training Day », « Shooter » ou encore « Chute de la maison blanche » passe artistiquement à la vitesse supérieure dans ce portrait poignant, dans tous les sens du terme, d’un homme brisé entre désir de rédemption et soif de vengeance. L’extraordinaire charisme de Jake Gyllenhaal transcende le récit, avec la complicité d’un Forest Whitaker qui n’a décidément plus rien à prouver. Derrière les scènes de combat spectaculaires se cache aussi une belle histoire d’amitié magistralement jouée par ces deux acteurs qui nous mettent K.-O. au sens figuré, bien sûr.

« Sur la piste de la grande caravane », à 20h55 sur Arte – Trois étoiles

de John Sturges (1965)

Alors que le western spaghetti sévit déjà, l’auteur de « Règlement de comptes à O.K. Corral », « Les sept mercenaires » et « Trésor du pendu » s’ose à la parodie pure avec cette chasse à l’« eau de feu » emmenée par Burt Lancaster et Lee Remick, avec au second plan Donald Pleasence, Brian Keith et même Martin Landau en Amérindien d’opérette. Résultat de la… grande course : plein de coups de feu et pas un seul mort ! Pétillant comme une bouteille de champagne : une rareté plus que sympathique à (re)découvrir.

« Mary », à 21h05 sur C8 – Deux étoiles

de Marc Webb (2017)

Entre le second volet de l’« Amazing Spider-Man » (« reboot » sabordé par Sony Pictures en accord avec la Marvel) et les plus récentes « Liaisons à New York » au titre français hélas ! complètement affecté, l’auteur des « (500) jours ensemble » se livre à une nouvelle relecture… classique du thème de paternité. On a donc droit à un ersatz du célébrissime « Kramer contre Kramer » entre, cette fois, l’oncle et la grand-mère d’une gamine solidement surdouée. Tout y est, et souvent prévisible. Mais l’émotion aussi. Difficile de ne pas craquer pour la petite McKenna Grace (révélée par… « Les feux de l’amour ») et Chris Evans (« Captain America ») irrésistiblement confrontés à la « méchante » Lindsay Duncan.

« La soupe aux choux », à 21h05 sur France 3 – Une étoile

de Jean Girault (1981)

On sent hélas ! la fin proche pour Louis de Funès dont ce fut l’avant-dernier film et pas le meilleur, loin s’en faut. Ce n’en fut pas moins un énorme succès en France. Jean Carmet et Jacques Villeret ont eux aussi quitté la scène depuis.