Accueil Actu Soirmag

Qu’est-ce que la dysmorphophobie, le trouble dont souffre Megan Fox?

Elle n’est d’ailleurs pas la seule célébrité concernée par ce mal.

Temps de lecture: 2 min

Cette semaine, l’actrice Megan Fox a accordé une interview à GQ Style et parmi les sujets abordés, elle s’est notamment confiée à propos d’un mal peu connu du grand public : la dysmorphophobie. En résumé, il s’agit d’un trouble psychologique qui se caractérise par la crainte d’être laid. Il n’est pas question ici de ne pas aimer un quelconque élément de son corps mais d’une véritable peur obsédante. Et Megan Fox a beau être mannequin et considérée comme un top model, elle n’échappe pas à cette pathologie qui est véritablement handicapante, comme elle le raconte elle-même.

Un trouble profond

« J’ai de nombreuses et profondes insécurités. Parfois on pense qu’une personne est belle, que la vie est facile pour elle. Mais cette personne ne voit probablement pas les choses de la même manière », explique Megan Fox à GQ Style. Les personnes concernées par la dysmorphophobie, qui représentent environ 2% de la population, sont même susceptible de tomber dans une profonde dépression à cause de cela. C’est notamment le cas chez les adolescents, la période de la puberté étant de base un facteur aggravant pour l’estime de soi et le harcèlement scolaire pouvant être une des causes de la pathologie. Mais cela peut aussi durer pendant toute la vie, et ce pour les deux sexes, comme le montre le cas de Megan Fox, âgée de 35 ans.

Parmi les autres stars concernées, on trouve Cœur de Pirate, qui a affirmé en 2018 pouvoir rester enfermée chez elle à cause de ce trouble. Autre exemple : Tallulah Willis, fille de Bruce Willis et Demi Moore, qui considère son visage comme trop « masculin ».

Généralement, les personnes atteintes sont préoccupées non pas par un élément de leur corps mais par 5-7. Les autres ont beau leur répéter que cela ne se voit pas ou que tel ou tel particularité n’a rien de gênant, elles ne changent jamais de position. Cela entraîne souvent des sortes de rituels très chronophages, notamment devant le miroir, de grandes souffrances psychosociales et une forte diminution de la qualité de vie, voire de l’espérance de vie. Des antidépresseurs sont parfois prescrits mais le risque de récidive est très présent et cela ne résout pas le problème. Un suivi psychologique reste souvent la meilleure option et des thérapies cognitivo-comportementales peuvent être entreprises.

Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une