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Depuis la tribune de l’ONU, un dinosaure appelle à «ne pas choisir l’extinction» (vidéo)

Le Programme des Nations Unies pour le développement a utilisé des moyens surprenants pour faire passer son message sur les énergies fossiles.

Temps de lecture: 2 min

Frankie, c’est le nom du dinosaure qui est « intervenu » lors d’une tribune de l’ONU. L’image est surprenante et a de quoi marquer les esprits. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé une campagne vidéo pour dénoncer les subventions aux combustibles fossiles. Les dinosaures ont pourtant disparu depuis 70 millions d’années. Mais c’est bien là le cœur du message.

Dans la vidéo, un T-Rex s’avance à pas lourd, faisant peur aux membres présents avant de se mettre à la tribune. Le message est « évident » comme l’annonce le dinosaure, il est temps d’arrêter de financer les combustibles fossiles, qui mène à l’extinction. Ainsi commence Frankie : « Être en voie d’extinction, c’est une mauvaise chose, et causer soi-même sa propre extinction, c’est la chose la plus ridicule que j’ai entendue en 70 millions d’années. Au moins, nous, on avait un astéroïde. C’est quoi votre excuse à vous  ».

La vidéo montre aussi toutes les choses qu’il serait possible de réaliser si l’argent investi dans ces combustibles allait ailleurs, notamment dans la lutte contre la pauvreté dans le monde et pour « reconstruire les économies au lendemain de la pandémie ».

Le PNUD dénonce les chiffres affolants de ces subventions : 423 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour financer les énergies fossiles. George Gray Molina, économiste en chef du Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD et co-auteur de l’étude rapportant ces chiffres explique : « La question des subventions aux combustibles fossiles est un sujet délicat politiquement, mais les faits montrent qu’une réforme est non seulement nécessaire, mais également qu’elle pourrait bénéficier aux plus pauvres, créer des emplois et protéger la planète, à condition d’être correctement menée ».

Cette étude sort quelques jours avant le début de la COP 26 sur l’environnement à Glasgow. Les chefs d’État présents devront s’entretenir sur les moyens à mettre en place pour réduire leur impact climatique et sur la nécessité d’appliquer des réformes. Lors de cette COP26, la reine Elizabeth II devait être présente. Ce ne sera finalement pas le cas mais le prince Charles et le prince William réaliseront plusieurs interventions.

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