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L’édito de Marc Pasteger.

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Durant la campagne présidentielle de 1995, alors que tout le monde le disait fini et que les sondages donnaient Édouard Balladur, Premier ministre, largement gagnant, Jacques Chirac avait sillonné la France, avait écouté, discuté, observé, noté. Il en avait retenu trois mots qu’il allait choisir comme fer de lance de sa conquête de l’Élysée : la fracture sociale. Chirac n’allait cesser de développer ce thème de la France fragile qui, si l’on n’y prenait garde, allait se casser durablement. Il y avait les nantis qui auraient toujours davantage, et, en face, la classe moyenne qui allait s’appauvrir et les exclus qui seraient de plus en plus nombreux. Ce discours avait parlé à beaucoup de gens se sentant déjà rejetés au bord de la route, prêts à dégringoler au fond du premier ravin venu. Chirac avait vu juste. Malheureusement, une fois au pouvoir, qui isole, il avait quelque peu oublié ses belles promesses.

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