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Qui est Katie Bouman, celle qui a photographié un trou noir pour la première fois? (photos)

La scientifique Katie Bouman a travaillé durant plusieurs années pour trouver l’algorithme qui allait permettre de prendre le trou noir Sagittaire A* en photo. Une prouesse scientifique qui confirme les théories d’Einstein.

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C’est un pas énorme qui vient d’être passé. Les scientifiques ont été capables de prendre en photo un trou noir. Ce cliché vient confirmer la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein. Ce travail exceptionnel est principalement dû aux recherches menées par Katie Bouman, 29 ans, depuis plusieurs années.

Katie Bouman a déjà travaillé à la réalisation de clichés sur les trous noirs. La jeune femme a étudié au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, l’une des meilleures universités du monde en sciences et technologies. Elle a notamment mené des recherches sur les algorithmes. Crée en 2016, son algorithme a permis de synchroniser et reconstituer des images reçues de huit radiotélescopes disposés sur toute la planète. Ainsi, toutes les images récoltées ont été assemblées pour obtenir une seule image, celle du trou noir Sagittaire A*, au centre de notre galaxie.

AFP
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L’exercice est plus compliqué qu’il n’y paraît puisque parmi les clichés recueillis, certains d’entre eux étaient inutilisables. Il a alors fallu trouver la bonne formule pour appliquer un tri sur les clichés pris, puis les assembler. Le nombre de données est absolument gigantesque et de nombreux disques durs ont dû être utilisés pour ce travail.

C’est finalement en juin que le cliché a commencé à se dessiner sur les écrans de l’équipe des scientifiques. « Nous avons tous regardé les images apparaître sur nos ordinateurs. L’anneau est apparu tout simplement. C’était incroyable », se souvient d’ailleurs Katie Bouman au Times.

« Mesurer des choses qui sont invisibles »

La jeune femme n’avait pourtant pas de grandes connaissances sur les trous noirs en arrivant dans l’équipe du MIT. Elle était en master mais avait la volonté et la passion de « voir ou mesurer des choses qui sont invisibles ». C’est à la fin de sa thèse que les premières images sont apparues : « Même si nous avons travaillé sur ce projet pendant des années, je ne pense pas qu’un seul d’entre nous s’attendait à obtenir cet anneau aussi facilement. On s’attendait à une forme floue » assure-t-elle au journal.

Depuis ses premiers résultats l’an dernier, la chercheuse a été victime de harcèlement. Certains remettants en cause sa contribution à l’écriture de l’algorithme.

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