Seconde Guerre mondiale: dans l’enfer des morts-vivants
Il y a 80 ans, l’Armée rouge libérait le camp d’Auschwitz-Birkenau. On ne compta que 7.000 rescapés dans la pire des « usines de la mort » du régime nazi.
Le 27 janvier 1945, les soldats russes de la 100e Division dirigée par le général Krasavine découvrent ce qu’on peut encore considérer comme le pire cauchemar de l’humanité. La guerre est dure mais cette vision-ci est sans doute la plus abominable. En pénétrant dans le camp d’Auschwitz-Birkenau (Oswiecim de son nom polonais, non loin de Cracovie), ils viennent sauver quelques rares survivants de l’enfer sur Terre. Ils sont hâves, décharnés, affamés. On les a réduits à néant. Ces hommes, femmes et enfants, de toutes nationalités, n’ont plus la force ni les mots. Ils ont la peau sur les os et le regard vide pour tout témoignage des mauvais traitements qui leur ont été infligés. Ils vont devenir le symbole de l’Holocauste, épargnés au dernier moment par leurs gardiens fuyant l’avancée russe.










