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Ce soir à la télé, le documentaire « K-pop : la déferlante coréenne ». Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Par Amandine Fossoul
Temps de lecture: 3 min

Beaucoup ont découvert la K-pop en 2012 grâce à l’explosif PSY et à son incontournable « Gangnam Style ». D’autres ont plongé dans cet univers avec les phénomènes mondiaux Blackpink et BTS, aujourd’hui parmi les groupes les plus lucratifs de la planète. Plus récemment, le film « K-Pop Demon Hunters », véritable carton international, a également marqué les esprits en remportant l’Oscar et le Golden Globe du meilleur film d’animation en 2026.

Face à l’impact grandissant de la K-pop, mais aussi des K-dramas, ces séries sud-coréennes devenues incontournables, ou encore à l’immense popularité des produits de beauté venus de Corée du Sud, une question se pose : comment la Corée du Sud s’est-elle imposée avec une telle force ? C’est précisément ce à quoi tente de répondre le documentaire de ce soir, « K-Pop, la déferlante coréenne ». Née au début des années 1990, la K-pop n’a jamais été pensée comme un simple genre musical. Dès ses débuts, elle a été conçue pour s’exporter au-delà des frontières sud-coréennes, tel un véritable modèle.

Les règles sont strictes pour devenir une star du milieu, Comme le souligne le reportage, la formation des futurs artistes s’apparente à celle de militaires ou d’avocats. Contrairement à la plupart des autres chanteurs, les « idols » doivent sacrifier une partie de leur vie pour espérer atteindre leur rêve. Réveil à 5 heures du matin, journées rythmées par jusqu’à dix heures de danse et de chant, évaluations mensuelles… Avec la menace constante d’être écartés du jour au lendemain s’ils ne sont pas jugés suffisamment performants. Pour beaucoup, poursuivre ce rêve signifie arrêter l’école, s’éloigner de leur famille et renoncer à toute vie privée. Ironiquement, alors même que l’amour est au cœur de la plupart des chansons, afficher leur relation est pratiquement interdit, au risque de décevoir les fans.

Car le public occupe une place centrale dans l’univers de la K-pop. Chaque année, entre 50 et 100 groupes sont lancés en Corée du Sud. Sans le soutien massif de leurs communautés, nombre d’entre eux sont condamnés à disparaître aussi vite qu’ils sont apparus. Un engouement qui se veut positif, mais qui peut vite virer au cauchemar. Derrière l’image « fun » et colorée souvent associée à la K-pop, se cache énormément de pression. Un mot de travers, une polémique, et tout peut s’effondrer. Certains artistes, victimes de harcèlement, sont même allés jusqu’à mettre fin à leurs jours.

Au-delà de ces dérives, ce qui séduit avant tout dans la K-pop reste le message qu’elle véhicule. Les groupes n’abordent pas de manière frontale la sexualité, la violence ou la mort. En revanche, ils parlent d’estime de soi, de persévérance et diffusent des messages profondément positifs. Aux yeux de nombreux fans, ces artistes donnent le sentiment d’être compris, d’être réellement vus. Et c’est peut-être là que réside, au fond, le secret de cette immense « déferlante sud-coréenne ».

« K-pop : la déferlante coréenne », 21h00, Tipik.

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