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« On est plus attentifs lors du dépistage » : les tatouages peuvent-ils favoriser le risque de mélanome ?

Une récente étude laisse entendre que le tatouage pourrait être associé à une augmentation du risque de mélanome. Une dermatologue belge temporise. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 3 min

Doit-on se faire un sang d’encre ? Une étude (2025), relayée par le « Journal du Médecin », a été menée en Suède auprès de 2.880 patients âgés entre 20 et 60 ans, atteints d’un mélanome cutané. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont tenu compte de différents facteurs, comme le phototype (couleur de la peau), l’exposition aux rayons ultraviolets, le niveau socio-économique et le tabagisme des patients étudiés et ont aussi exclu ceux qui avaient déjà eu un mélanome précédemment. Les résultats de l’étude furent pour le moins interpellants : le fait d’avoir au moins un tatouage a été associé à une augmentation de 29 % du risque de mélanome ! Ce risque était même maximal lorsque le premier tatouage avait été réalisé 10 à 15 ans avant le diagnostic de mélanome ; ce que le Dr Roxane Van de Merckt, auteure de l’article du « JDM », décrit cependant comme « compatible avec le délai de latence prolongé entre l’exposition aux UV et le développement du mélanome ». Un risque de confusion n’est donc pas exclu.

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