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Témoin et victime: née à Ozersk, elle lutte pour la vérité

Interview de Nadezhda Kutepova, née en 1972, et prête à tout pour rétablir la vérité sur la catastrophe méconnue d’Ozersk.

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Journaliste Temps de lecture: 2 min

Vous contribuez à la dramaturgie de la pièce : quel est le sens de votre engagement ?

Je lutte pour qu’on rende justice aux victimes. J’en suis une. Car ma grand-mère, qui travaillait à l’usine de Maïak, est décédée d’un cancer. Elle était ingénieur chimiste dans l’équipe qui produisit le premier plutonium. Mon père fut un des « liquidateurs » de l’usine en 1957. Ma famille n’a jamais reçu d’indemnité, sauf minuscule pour ma mère après dix ans de combat juridique. Elle est morte en 2009. Il y eut d’autres petites explosions. Au début, Ozersk n’était juste qu’une ville-satellite, avec des lacs pour déverser les déchets nucléaires, près de Iekaterinbourg.

Vous êtes persona non grata en Russie, où vous ne pouvez plus retourner !

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