Mon moche sapin
Sécheresses successives et invasion d’insectes ravageurs (les scolytes) déciment les épicéas, jusque dans nos jardins.
« C’était comme s’il pleuvait doucement dans mon jardin. Un petit bruit continu, étrange. Les sapins de mon voisin, le long du jardin, perdaient leurs aiguilles en flot continu, devenus complètement secs… »
Ce témoignage d’un habitant du Brabant wallon n’est pas isolé. Après les deux étés secs que l’on vient de subir, des centaines d’arbres, en particulier des épicéas, sont morts, desséchés sur pied. Et beaucoup de ces épicéas sont attaqués par des milliers de petits insectes, les scolytes (ou ips typographes), capables de repérer les arbres en stress à des kilomètres pour venir y pondre leurs œufs. Les larves creusent dans l’écorce des sillons en lignes serrées (d’où le nom typographe). Un arbre touché peut abriter 10.000 scolytes, prêts à se propager vers d’autres épicéas. Le phénomène des scolytes touchait jusqu’ici les plantations d’épicéas, les forêts de sapins, mais on a dépassé ce stade : les épicéas des parcs et jardins sont également touchés, les propriétaires devant prendre des mesures.










