Cabrel, le revenant de l’aube
Le maître d’Astaffort sort d’un silence de 5 ans et propose un album hommage aux troubadours d’autrefois.
Son dernier disque, « In extremis », date d’il y a cinq ans déjà. Qui aurait imaginé qu’en plein confinement, Francis Cabrel nous gratifierait d’un quatorzième album studio ? Un opus baptisé « À l’aube revenant », qu’il a d’abord imaginé comme un hommage aux ménestrels d’autrefois et à la faveur duquel, au final, il s’improvise troubadour de son temps. Pour mieux raconter les affres d’un cœur vieillissant mais toujours ardent. Pour s’agacer aussi des travers d’une société qui, quand la pandémie ne fait rien à l’affaire, ne cesse de se refermer sur elle-même. Cabrel est probablement l’artiste le plus discret de sa génération.










