«Luther»: John devient Théo
La série britannique a droit à son adaptation française.

Excellente production de la BBC, la série policière « Luther » a été adaptée par TF1 et la RTBF. Théo Luther (John dans la version anglaise), le plus redoutable chef de groupe de la brigade criminelle de Paris, reprend du service après avoir été écarté suite à une dépression. Un rôle fort joué par l’acteur Christopher Bayemi.
Théo Luther est chef de la brigade criminelle. Comment vous êtes-vous préparé au rôle ?
Je me suis inspiré de séries policières bien connues comme « Mindhunter » ou « Fargo » mais aussi de films. Quand on peut se le permettre, c’est intéressant de rentrer en contact avec des gens qui exercent le métier qu’on va incarner. Juste avant le tournage, sur un autre série, je me suis entretenu avec un commissaire de cette brigade. J’ai discuté avec lui de ses missions et de l’impact psychologique que certaines d’entre elles peuvent avoir. Ce commissaire était intervenu lors de la tuerie du Bataclan donc c’était très intéressant de pouvoir échanger avec lui. À côté de cela, c’est un personnage assez physique donc c’était très intense. Trois semaines avant le début du tournage, j’ai fait un entraînement plus poussé.
Suite à une enquête difficile, Luther souffre de dépression. Les dossiers suivis par les enquêteurs peuvent être très compliqués émotionnellement…
Oui, ils peuvent mais ces personnes sont formées pour cela. En ce qui concerne Théo Luther, cette situation est liée à son vécu, à son histoire personnelle. J’aime bien le comparer à un super héros de bande dessinée, il a un côté justicier, il est très vif et cérébral. Il aime faire du profilage et démonter le mécanisme psychologique des criminels. À côté de ça, c’est un homme qui a vécu certains traumas. Il est assez hanté par son passé. Il oscille souvent entre le bien et le mal, il utilise parfois des méthodes qui sont à la limite de l’acceptable.
« Luther » est l’adaptation de la série britannique du même nom. Avez-vous regardé la version originale ?
Oui mais je l’avais regardée avant que l’on me propose ce projet. Depuis que je suis petit, naturellement, je me suis souvent inspiré d’acteurs noirs américains ou anglais. Je m’inspire des acteurs de toute origine, celui que je préfère c’est Vincent Lindon, mais quand j’étais plus jeune je me dirigeais vers des comédiens noirs. En France, quand j’avais une dizaine d’années, ils étaient peu nombreux. Donc forcément, Idris Elba, je l’ai toujours suivi depuis longtemps.
Comment l’avez-vous vécu lorsqu’on vous a approché pour que vous soyez le Luther français ?
J’étais assez surpris ! C’est un thriller, un vrai polar avec une vraie noirceur et ce n’est pas le genre de série que TF1 diffuse. Je trouvais ça intéressant de proposer ce genre de fiction aux téléspectateurs. Évidemment, reprendre le rôle joué par Idris Elba, c’est un challenge. Quand on rentre dans un projet qu’on aime, on ressent d’office une certaine pression. Cela engendre une réelle motivation. Endosser ce rôle est une vraie fierté car j’aime beaucoup la série originale.
« Luther » sur La Une à 20h30 le mardi.








