Les grandes dynasties familiales (11): les Lagardère, rois des médias
Avec quelques grands titres du paysage médiatique français, père et fils ont bâti un empire de papier aujourd’hui vendu à la découpe. Un itinéraire où le faste côtoie l’échec.
C’est par une petite phrase, lancée mi-décembre, qu’Arnaud Lagardère a mis fin à une âpre lutte pour le contrôle de son groupe : « À toutes celles et tous ceux qui, comme moi, en gardent la mémoire, je dis sans retenue que notre actionnaire Vivendi et la famille Bolloré sont à la hauteur de l’héritage que nous a laissé Jean-Luc Lagardère. » Pour certains, cela ressemble à une capitulation ; pour d’autres, à une sortie honorable vu l’énorme pression exercée par Vincent Bolloré, le nouveau tycoon des médias hexagonaux qui ratisse large et dévore ses concurrents. L’héritier en titre reste théoriquement à sa place de P.-D.G. pour six ans selon un accord conclu en juin 2021 et conserve 14 % du capital. Pas simple pour lui d’être le fils de… celui qui a marqué le capitalisme français de la deuxième moitié du XXe siècle.










