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Un étudiant fait une découverte épouvantable pendant la visite d’un laboratoire abandonné

Un étudiant britannique, habitué à faire de l’urbex, de l’exploration de sites abandonnés, a fait une macabre découverte, dans un laboratoire en Val-de-Marne, en France.

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Un jeune homme est parti en exploration deux fois dans un lieu bien particulier. Adepte d’urbex, c’est-à-dire de l’exploration de lieux abandonnés, il s’est lancé le défi d’aller voir un laboratoire abandonné dans le Val-de-Marne. Le laboratoire fait partie de l’enceinte de l’hôpital Émile-Roux. Le lieu n’est plus utilisé depuis 10 ans, et pourtant, le jeune homme y a trouvé des éléments troublants.

L’explorateur des lieux est tombé sur de nombreuses choses dont des outils mais surtout des organes humains abandonnés, rapportent Le Parisien et La Voix du Nord. Entre autres, il est tombé sur un cerveau desséché, des poumons dans un bocal, depuis 1986, comme semble l’indiquer l’étiquette, ou encore un fœtus humain, « à un stade avancé ».

Le jeune homme déclare : « Quand j’ai vu un cerveau laissé comme ça desséché dans le sous-sol de la morgue, j’ai été choqué. Jamais, en quatre ans d’urbex, je n’étais tombé sur un truc pareil ». Il ajoute encore avoir contacté : « Je ne voulais pas gâcher le plan pour les autres urbexeurs, mais je me suis dit : si le bâtiment est dépouillé par des personnes mal intentionnées, que vont devenir ces organes ? »

Pierre Le Coz, membre de l’Académie de médecine et spécialiste en éthique, explique à propos de la situation : « Je pense qu’un établissement qui laisse des restes humains à l’abandon et dans un tel état de négligence ne peut qu’avoir affaire à la justice à un moment donné, eu égard à la gravité des responsabilités qui sont engagées ». Il cite le Code civil : « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence ».

Un écho au scandal des cadavres de Paris-Descartes ?

Pour le directeur du site Jean-François Besset, cette nouvelle n’est pas tant une surprise. Au Parisien, il explique qu’il a découvert « au hasard d’une effraction », l’an dernier, que « tout ce matériel de recherche n’avait pas été complètement nettoyé à la sortie de ses occupants ».

Le service de communication des Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor assure cependant qu’il n’y avait pas de fœtus sur les lieux, et déclare : « Le Parisien nous a montré les images d’un fœtus dans un seau en plastique qui aurait été trouvé dans l’ancien laboratoire de recherche. Nous démentons formellement la présence d’un tel fœtus. Lors du retrait des échantillons du laboratoire de recherche, aucun fœtus n’a en effet été répertorié par les professionnels chargés de cette mission ».

Dans des proportions beaucoup plus grandes et graves, la France a déjà connu un scandale sanitaire qui a secoué « le temple de l’anatomie française ». Durant des dizaines d’années, l’université Paris-Descartes a fait face à de grands problèmes de gestion des cadavres et des dons de corps à la science, menant à une mise en examen l’an dernier de l’ancien président du centre du don des corps, Frédérice Dardel, pour « atteinte à l’intégrité physique de cadavres ».

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